Chapitre 15: « Oui je le veux… » « Chose promise, chose...

Chapitre 15: « Oui je le veux… »

« Chose promise, chose due ». Modou avait promis à papa Moustapha qu’il irait voir son oncle le plus rapidement et c’est ce qu’il comptait faire. C’était un homme de parole.

Il avait appelé son oncle afin de lui demander s’il pouvait passer car il avait urgemment besoin de lui. Ce dernier lui avait dit qu’il ne bougeait pas. Modou arriva chez son oncle un peu anxieux. Il ne savait pas comment il prendrait ce qu’il allait lui annoncer.

Tonton Adama était un homme effacé, discret et pieux. C’était un banquier à la retraite. Il vivait à Scat Urbam avec son épouse, Racky. Il avait quatre enfants: deux filles et deux garçons. Les trois vivent à l’étranger et la dernière est mariée et vit non loin de chez ses parents.

Tonton Adama était né deux minutes avant maman Awa, sa jumelle et mère de Modou et Souadou. Il avait tout le temps l’habitude de répéter aux gens que ce n’était pas son jumeau mais son grand frère à cause de ce détail. Ils s’entendaient très bien et étaient très proches. Seule la mort a pu les séparer…

D’ailleurs, ce jour restera à jamais gravé dans sa mémoire. En effet, quelques semaines avant le décès de sa jumelle, il a commencé à se sentir bizarre. Il se sentait mal mais ne savait pas pourquoi et ne pouvait expliquer ce qu’il ressentait. Il s’était même rendu à l’hôpital histoire de vérifier sa tension et d’expliquer un peu son ressenti mais le médecin ne nota rien d’anormal. Il lui prescrivit juste un médicament contre l’anxiété. Cette sensation partait et revenait, il en avait même parlé à sa jumelle qui lui avait demandé d’aller voir un tradipraticien si cela persistait.

Sa jumelle et son mari allaient chaque année à Tivaouane pour le Gamou (célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL). Le couple Guèye faisait toujours appel à un de leur neveu qui était chauffeur pour les conduire avec leur véhicule.

Ils avaient décidé de quitter à l’aube afin d’éviter les embouteillages. Leur trajet était très animé par des chants religieux. Maman Awa, qui adorait les débats, en avait entamé un auquel tout le monde participait. Ils ignoraient tous qu’ils avaient rendez-vous avec la mort et qu’ils n’arriveraient même pas jusqu’à à la ville Sainte de Tivaouane. Maman Awa somnolait presque quand cela s’est produit. Un bus en provenance d’une destination inconnue, entra en collision avec le véhicule. Ils furent tous emportés, et ce, sur le coup.

Les témoins des faits ont automatiquement prévenu les pompiers ainsi que le corps médical de la région la plus proche. Il était trop tard…

Tonton Adama, assis sur son canapé, sursauta brusquement et eut la chair de poule. Il voulut appeler sa femme, mais sa gorge était nouée, c’était comme s’il venait d’attraper une angine. Tout d’un coup, il eut des frissons puis eut froid. Quelque chose d’horrible venait de se produire. Il pensa automatiquement à appeler sa jumelle, mais ne trouvait pas son téléphone.

Il se leva, alla chercher sa femme dans la cuisine et lui demanda de lui chercher son téléphone. Il était tellement pâle qu’elle le pria de retourner s’assoir. Elle était inquiète, elle ne savait pas ce qui était en train d’arriver à son mari. Il n’arrêtait pas de répéter:

-Tonton Adama: Fo que ma wo Awa, fo que ma wo Awa (il faut que j’appelle Awa).

Sa femme retrouva enfin son portable et composa le numéro de sa belle-sœur. Ça sonnait dans le vide. Il essaya celui du mari d’Awa, mais elle tombait sur la boite vocale. Tonton Adama était de plus en plus inquiet. Il appela Modou afin de savoir s’il avait eu des nouvelles de ses parents mais ce dernier dit qu'il avait essayait de les joindre sans succès. C’est seulement une heure de temps après que tonton Adama sera contacté par la police qui lui annonça la triste nouvelle. Il était effondré, perdu, déboussolé. Sa jumelle, son autre lui, était partie. Il comprit enfin pourquoi il avait eu toutes ces sensations. Lorsqu’un proche nous quitte, on le sent toujours.

Comment allait-il pouvoir annoncer à ses neveux qu’ils étaient orphelins de père et de mère? Il téléphona à Modou en lui disant qu’il souhaiterait leur parler. Quelques minutes plus tard, il arriva le visage froissé. Même ses neveux avaient remarqué que ça n’allait pas. Il leur dit qu’il avait quelque chose à leur annoncer. Et il leur apprit la triste nouvelle. Modou resta calme mais Souadou elle, se mit à hurler en répétant:

-Souadou: Dou deug (ce n’est pas vrai). Pas mes parents.

Elle, qui est de nature tellement posée, était devenue incontrôlable. Elle criait dans tous les sens. Modou et tonton Adama tentèrent de la calmer, mais rien. Elle était même jusqu’à aller à appeler ses parents.

Cette rude épreuve fut très dure à surmonter. Ne plus jamais revoir un être qui nous est cher, ce n’est pas évident du tout. On s’accroche aux souvenirs et aux photos. Parfois même on reste tout seul dans son coin et on pleure, parfois on prie.

Heureusement, que Modou et Souadou ont eu le soutien de tonton Adama et des amis intimes à leurs parents. Ils savent qu’ils pourront toujours compter sur eux quoiqu’il arrive.

Modou et tonton Adama étaient assis au salon à commenter un match de football. A la fin du match, il se jeta à l’eau.

-Modou: Tonton, depuis quelques mois j’ai commencé à fréquenter une fille très bien, MashALLAH et vraiment damako beug (je l’aime). J’ai même rencontré sa famille. Son père m’a dit que je pouvais envoyer ma famille et vraiment j’aimerai que cela se fasse le plus rapidement possible.

Tonton Adama commença à d’abord lui poser des questions sur Rokhaya, sa famille etc. il demanda à son neveu s’il était sûr de ses sentiments. Modou le rassura en lui disant qu’il n’avait jamais été aussi sûr.

Tonton Adama lui donna son accord et lui dit qu’il informerait les amis à son père. Modou était tout souriant, Rokhaya allait bientôt devenir sa femme, la mère de ses enfants.

Il lui envoya un sms pour lui dire que si elle était OK, qu’il aimerait l’inviter à diner au Restaurant pour fêter cette bonne nouvelle. Tata Racky, la femme de tonton Adama, proposa de mener sa petite enquête sur la famille de Rokhaya. Elle y tenait et c’est d’ailleurs ce qu’elle avait fait pour chacun de ses enfants et elle ne l’avait pas regretté. Modou était un peu réticent à cette idée car il ne voulait pas que cela retarde ses projets. Mais tata Racky le rassura. Il lui donna alors toutes les informations dont elle avait besoin sur les parents de Rokhaya. Il but du thé avec son oncle, commentèrent les divers matchs de football puis prit congé d’eux.

Tata Racky avait promis de lui téléphoner dès qu’elle aurait des nouvelles. Il rentra chez lui histoire de se reposer un peu.

Ce soir, il emmenait Rokhaya diner dans un restaurant chic et discret de la place. Il avait l’intention de se faire très beau pour elle. Il alla juste à deux pas de chez lui chez son coiffeur. Il prit une bonne douche et se mit devant la TV en attendant l’heure à laquelle il devait se préparer pour aller prendre sa future épouse.

Il lui téléphona afin de vérifier si elle était déjà prête. Elle lui répondit qu’elle était en train de se préparer et qu’elle sera prête d’ici cinq minutes.

Il raccrocha puis se prépara à son tour. Il comptait sortir le grand jeu aujourd’hui.

A chaque fois qu’il devait voir Rokhaya, il ne tenait plus en place. S’il pouvait voler pour arriver rapidement chez elle, il l’aurait fait sans hésiter.

Une fois devant l’immeuble de sa dulcinée, il lui envoya un sms pour lui demander de descendre. Elle

s’exécuta automatiquement. Dès que Modou l’aperçut, il était comme toujours, émerveillé. Elle était belle, délicieuse. Il lui ouvrit la porte comme à chaque fois puis la complimenta. Rokhaya aussi était séduite par sa tenue. Elle n’arrêtait pas de le regarder et culpabilisait également. Modou ne méritait pas qu’elle lui mente. Est-ce que dire la vérité était si compliquée pour elle? Elle pensait que les réponses des groupes auraient été plus concluantes, qu’elle aurait obtenu une adresse ou même un numéro téléphone. Mais non, au lieu de cela, c’étaient des conseils qu’elle avait reçu. Ils faisaient tous l’unanimité: dire la vérité.

Cela trottait de plus en plus dans son esprit, mais pour le moment, elle allait vivre l’instant présent sans pression.

Arrivés au restaurant, ils dinèrent, prirent leurs desserts, rigolèrent. Ce fut merveilleux. Tout comme chacun des moments qu’ils avaient l’habitude de passer ensemble.

Afin de digérer, comme le restaurant était en bordure de mer, Modou proposa à Rokhaya de marcher un peu sur la plage. Elle était un peu hésitante à cause de ses talons, mais finit par se laisser guider.

Modou la regarda fixement et lui dit:

-Modou: Tu sais Rokhaya, je ne dis pas que je n’ai jamais été amoureux hein, loin de là, mais ce que je ressens pour toi est inexplicable. Je t’aime sincèrement et je veux passer le restant de ma vie avec toi.

Rokhaya avait les larmes aux yeux, elle était émue, avant même qu’elle eut le temps de dire quoi que ce soit, Modou se mit à genoux, une bague à la main puis dit:

-Modou: Je sais que j’enverrai ma délégation mais avant cela, je tenais à te faire officiellement ma demande. Rokhaya Ndiaye veux-tu devenir Mme Guèye?

Elle répondit en larme:

-Rokhaya: Oui je le veux chéri.

Elle ne s’attendait pas à ça. Modou était comme les hommes sortis tout droit des contes de fée. Qui disait que les hommes bien n’existaient pas? C’était un prince qu’elle avait. Elle était extrêmement chanceuse. C’était un moment magique. Un moment qui restera à jamais gravé dans sa mémoire.

Elle voulait tout lui avouer, mais elle ne voulait pas gâcher ce si beau moment. Mais Modou méritait de connaitre la vérité.

Elle avait enlevé ses chaussures pour bien profiter du sable. Elle n’entendait même plus ce que Modou disait. Des voix lui criaient de tout lui avouer. Elle était partagée, elle avait peur.

Tout à coup, elle prit un air très sérieux et lui dit:

-Rokhaya: Modou, il faut que je te parle de quelque chose… J’ai voulu tout te dire depuis le début, mais je n’en avais pas le courage. Quand j’étais en France, je suis sortie pour la première fois avec quelqu’un que j’ai aimé, j’étais naïve, il avait plus d’expérience que moi et je me suis tout bêtement donné à lui. Mais ce n’était qu’avec lui.

Modou resta un long moment silencieux. Rokhaya aurait aimé ravalé ses mots, mais elle n’avait pas d’autre choix. Modou lui ne dit toujours rien. Il regarda sa montre en disant:

-Modou: Viens je te ramène, il se fait tard.

Rokhaya ne comprenait pas, il n’avait rien de mieux à dire que cela? Elle venait de s’ouvrir à lui, et il agissait comme si de rien n’était. Elle était abattue. Pendant tout le trajet, personne ne pipa mot. Rokhaya était au bord des larmes. Arrivée chez elle, elle se décida à dire:

-Rokhaya (en larme): Modou je me suis ouverte à toi, mais au moins dis quelque chose?

Modou: Bonne nuit Rokhaya.

Il alluma sa voiture et s’en alla. Elle était anéantie. Pourquoi lui a-t-elle tout révélé? Pourquoi? Cette parfaite soirée venait de tourner au cauchemar.

Elle ne pouvait se confier à personne encore moins à Marième, surtout qu’elle n’était pas au courant. Que faire? Elle était désemparée.

Elle resta scotchée à son téléphone pratiquement toute la nuit dans l’espoir que Modou enverrait un sms pour dire qu’il était bien arrivé. Depuis qu’ils se fréquentaient c’était la première fois qu’il ne l’avait pas fait. Il était vraiment en colère, mais Rokhaya voulait savoir pourquoi. Il n’avait rien dit, donné aucune explication. Elle méritait de savoir ce qu’il en était de leur projet de mariage.

Elle passa toute la nuit à pleurer. Elle avait perdu l’amour de sa vie….

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« Chose promise, chose due ». Modou avait promis à papa Moustapha qu’il irait voir son oncle le plus rapidement et c’est ce qu’il comptait faire. C’était un homme de parole.

Il avait appelé son oncle afin de lui demander s’il pouvait passer car il avait urgemment besoin de lui. Ce dernier lui avait dit qu’il ne bougeait pas. Modou arriva chez son oncle un peu anxieux. Il ne savait pas comment il prendrait ce qu’il allait lui annoncer.

Tonton Adama était un homme effacé, discret et pieux. C’était un banquier à la retraite. Il vivait à Scat Urbam avec son épouse, Racky. Il avait quatre enfants: deux filles et deux garçons. Les trois vivent à l’étranger et la dernière est mariée et vit non loin de chez ses parents.

Tonton Adama était né deux minutes avant maman Awa, sa jumelle et mère de Modou et Souadou. Il avait tout le temps l’habitude de répéter aux gens que ce n’était pas son jumeau mais son grand frère à cause de ce détail. Ils s’entendaient très bien et étaient très proches. Seule la mort a pu les séparer…

D’ailleurs, ce jour restera à jamais gravé dans sa mémoire. En effet, quelques semaines avant le décès de sa jumelle, il a commencé à se sentir bizarre. Il se sentait mal mais ne savait pas pourquoi et ne pouvait expliquer ce qu’il ressentait. Il s’était même rendu à l’hôpital histoire de vérifier sa tension et d’expliquer un peu son ressenti mais le médecin ne nota rien d’anormal. Il lui prescrivit juste un médicament contre l’anxiété. Cette sensation partait et revenait, il en avait même parlé à sa jumelle qui lui avait demandé d’aller voir un tradipraticien si cela persistait.

Sa jumelle et son mari allaient chaque année à Tivaouane pour le Gamou (célébration de la naissance du Prophète Mohamed (PSL). Le couple Guèye faisait toujours appel à un de leur neveu qui était chauffeur pour les conduire avec leur véhicule.

Ils avaient décidé de quitter à l’aube afin d’éviter les embouteillages. Leur trajet était très animé par des chants religieux. Maman Awa, qui adorait les débats, en avait entamé un auquel tout le monde participait. Ils ignoraient tous qu’ils avaient rendez-vous avec la mort et qu’ils n’arriveraient même pas jusqu’à à la ville Sainte de Tivaouane. Maman Awa somnolait presque quand cela s’est produit. Un bus en provenance d’une destination inconnue, entra en collision avec le véhicule. Ils furent tous emportés, et ce, sur le coup.

Les témoins des faits ont automatiquement prévenu les pompiers ainsi que le corps médical de la région la plus proche. Il était trop tard…

Tonton Adama, assis sur son canapé, sursauta brusquement et eut la chair de poule. Il voulut appeler sa femme, mais sa gorge était nouée, c’était comme s’il venait d’attraper une angine. Tout d’un coup, il eut des frissons puis eut froid. Quelque chose d’horrible venait de se produire. Il pensa automatiquement à appeler sa jumelle, mais ne trouvait pas son téléphone.

Il se leva, alla chercher sa femme dans la cuisine et lui demanda de lui chercher son téléphone. Il était tellement pâle qu’elle le pria de retourner s’assoir. Elle était inquiète, elle ne savait pas ce qui était en train d’arriver à son mari. Il n’arrêtait pas de répéter:

-Tonton Adama: Fo que ma wo Awa, fo que ma wo Awa (il faut que j’appelle Awa).

Sa femme retrouva enfin son portable et composa le numéro de sa belle-sœur. Ça sonnait dans le vide. Il essaya celui du mari d’Awa, mais elle tombait sur la boite vocale. Tonton Adama était de plus en plus inquiet. Il appela Modou afin de savoir s’il avait eu des nouvelles de ses parents mais ce dernier dit qu'il avait essayait de les joindre sans succès. C’est seulement une heure de temps après que tonton Adama sera contacté par la police qui lui annonça la triste nouvelle. Il était effondré, perdu, déboussolé. Sa jumelle, son autre lui, était partie. Il comprit enfin pourquoi il avait eu toutes ces sensations. Lorsqu’un proche nous quitte, on le sent toujours.

Comment allait-il pouvoir annoncer à ses neveux qu’ils étaient orphelins de père et de mère? Il téléphona à Modou en lui disant qu’il souhaiterait leur parler. Quelques minutes plus tard, il arriva le visage froissé. Même ses neveux avaient remarqué que ça n’allait pas. Il leur dit qu’il avait quelque chose à leur annoncer. Et il leur apprit la triste nouvelle. Modou resta calme mais Souadou elle, se mit à hurler en répétant:

-Souadou: Dou deug (ce n’est pas vrai). Pas mes parents.

Elle, qui est de nature tellement posée, était devenue incontrôlable. Elle criait dans tous les sens. Modou et tonton Adama tentèrent de la calmer, mais rien. Elle était même jusqu’à aller à appeler ses parents.

Cette rude épreuve fut très dure à surmonter. Ne plus jamais revoir un être qui nous est cher, ce n’est pas évident du tout. On s’accroche aux souvenirs et aux photos. Parfois même on reste tout seul dans son coin et on pleure, parfois on prie.

Heureusement, que Modou et Souadou ont eu le soutien de tonton Adama et des amis intimes à leurs parents. Ils savent qu’ils pourront toujours compter sur eux quoiqu’il arrive.

Modou et tonton Adama étaient assis au salon à commenter un match de football. A la fin du match, il se jeta à l’eau.

-Modou: Tonton, depuis quelques mois j’ai commencé à fréquenter une fille très bien, MashALLAH et vraiment damako beug (je l’aime). J’ai même rencontré sa famille. Son père m’a dit que je pouvais envoyer ma famille et vraiment j’aimerai que cela se fasse le plus rapidement possible.

Tonton Adama commença à d’abord lui poser des questions sur Rokhaya, sa famille etc. il demanda à son neveu s’il était sûr de ses sentiments. Modou le rassura en lui disant qu’il n’avait jamais été aussi sûr.

Tonton Adama lui donna son accord et lui dit qu’il informerait les amis à son père. Modou était tout souriant, Rokhaya allait bientôt devenir sa femme, la mère de ses enfants.

Il lui envoya un sms pour lui dire que si elle était OK, qu’il aimerait l’inviter à diner au Restaurant pour fêter cette bonne nouvelle. Tata Racky, la femme de tonton Adama, proposa de mener sa petite enquête sur la famille de Rokhaya. Elle y tenait et c’est d’ailleurs ce qu’elle avait fait pour chacun de ses enfants et elle ne l’avait pas regretté. Modou était un peu réticent à cette idée car il ne voulait pas que cela retarde ses projets. Mais tata Racky le rassura. Il lui donna alors toutes les informations dont elle avait besoin sur les parents de Rokhaya. Il but du thé avec son oncle, commentèrent les divers matchs de football puis prit congé d’eux.

Tata Racky avait promis de lui téléphoner dès qu’elle aurait des nouvelles. Il rentra chez lui histoire de se reposer un peu.

Ce soir, il emmenait Rokhaya diner dans un restaurant chic et discret de la place. Il avait l’intention de se faire très beau pour elle. Il alla juste à deux pas de chez lui chez son coiffeur. Il prit une bonne douche et se mit devant la TV en attendant l’heure à laquelle il devait se préparer pour aller prendre sa future épouse.

Il lui téléphona afin de vérifier si elle était déjà prête. Elle lui répondit qu’elle était en train de se préparer et qu’elle sera prête d’ici cinq minutes.

Il raccrocha puis se prépara à son tour. Il comptait sortir le grand jeu aujourd’hui.

A chaque fois qu’il devait voir Rokhaya, il ne tenait plus en place. S’il pouvait voler pour arriver rapidement chez elle, il l’aurait fait sans hésiter.

Une fois devant l’immeuble de sa dulcinée, il lui envoya un sms pour lui demander de descendre. Elle

s’exécuta automatiquement. Dès que Modou l’aperçut, il était comme toujours, émerveillé. Elle était belle, délicieuse. Il lui ouvrit la porte comme à chaque fois puis la complimenta. Rokhaya aussi était séduite par sa tenue. Elle n’arrêtait pas de le regarder et culpabilisait également. Modou ne méritait pas qu’elle lui mente. Est-ce que dire la vérité était si compliquée pour elle? Elle pensait que les réponses des groupes auraient été plus concluantes, qu’elle aurait obtenu une adresse ou même un numéro téléphone. Mais non, au lieu de cela, c’étaient des conseils qu’elle avait reçu. Ils faisaient tous l’unanimité: dire la vérité.

Cela trottait de plus en plus dans son esprit, mais pour le moment, elle allait vivre l’instant présent sans pression.

Arrivés au restaurant, ils dinèrent, prirent leurs desserts, rigolèrent. Ce fut merveilleux. Tout comme chacun des moments qu’ils avaient l’habitude de passer ensemble.

Afin de digérer, comme le restaurant était en bordure de mer, Modou proposa à Rokhaya de marcher un peu sur la plage. Elle était un peu hésitante à cause de ses talons, mais finit par se laisser guider.

Modou la regarda fixement et lui dit:

-Modou: Tu sais Rokhaya, je ne dis pas que je n’ai jamais été amoureux hein, loin de là, mais ce que je ressens pour toi est inexplicable. Je t’aime sincèrement et je veux passer le restant de ma vie avec toi.

Rokhaya avait les larmes aux yeux, elle était émue, avant même qu’elle eut le temps de dire quoi que ce soit, Modou se mit à genoux, une bague à la main puis dit:

-Modou: Je sais que j’enverrai ma délégation mais avant cela, je tenais à te faire officiellement ma demande. Rokhaya Ndiaye veux-tu devenir Mme Guèye?

Elle répondit en larme:

-Rokhaya: Oui je le veux chéri.

Elle ne s’attendait pas à ça. Modou était comme les hommes sortis tout droit des contes de fée. Qui disait que les hommes bien n’existaient pas? C’était un prince qu’elle avait. Elle était extrêmement chanceuse. C’était un moment magique. Un moment qui restera à jamais gravé dans sa mémoire.

Elle voulait tout lui avouer, mais elle ne voulait pas gâcher ce si beau moment. Mais Modou méritait de connaitre la vérité.

Elle avait enlevé ses chaussures pour bien profiter du sable. Elle n’entendait même plus ce que Modou disait. Des voix lui criaient de tout lui avouer. Elle était partagée, elle avait peur.

Tout à coup, elle prit un air très sérieux et lui dit:

-Rokhaya: Modou, il faut que je te parle de quelque chose… J’ai voulu tout te dire depuis le début, mais je n’en avais pas le courage. Quand j’étais en France, je suis sortie pour la première fois avec quelqu’un que j’ai aimé, j’étais naïve, il avait plus d’expérience que moi et je me suis tout bêtement donné à lui. Mais ce n’était qu’avec lui.

Modou resta un long moment silencieux. Rokhaya aurait aimé ravalé ses mots, mais elle n’avait pas d’autre choix. Modou lui ne dit toujours rien. Il regarda sa montre en disant:

-Modou: Viens je te ramène, il se fait tard.

Rokhaya ne comprenait pas, il n’avait rien de mieux à dire que cela? Elle venait de s’ouvrir à lui, et il agissait comme si de rien n’était. Elle était abattue. Pendant tout le trajet, personne ne pipa mot. Rokhaya était au bord des larmes. Arrivée chez elle, elle se décida à dire:

-Rokhaya (en larme): Modou je me suis ouverte à toi, mais au moins dis quelque chose?

Modou: Bonne nuit Rokhaya.

Il alluma sa voiture et s’en alla. Elle était anéantie. Pourquoi lui a-t-elle tout révélé? Pourquoi? Cette parfaite soirée venait de tourner au cauchemar.

Elle ne pouvait se confier à personne encore moins à Marième, surtout qu’elle n’était pas au courant. Que faire? Elle était désemparée.

Elle resta scotchée à son téléphone pratiquement toute la nuit dans l’espoir que Modou enverrait un sms pour dire qu’il était bien arrivé. Depuis qu’ils se fréquentaient c’était la première fois qu’il ne l’avait pas fait. Il était vraiment en colère, mais Rokhaya voulait savoir pourquoi. Il n’avait rien dit, donné aucune explication. Elle méritait de savoir ce qu’il en était de leur projet de mariage.

Elle passa toute la nuit à pleurer. Elle avait perdu l’amour de sa vie….

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Ah, reine, si tu as commencé, faut terminer deh... Envoie-nous chaque vendredis de la bonne lecture hein, ne t'arrête pas à ça seulement deh???

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