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Débat houleux à la radio https://www.facebook.com/espacespleinair/ FM: face-à-face Dr #Bano Barry- Dr https://www.facebook.com/Ousmane-1636931369958548/ https://www.facebook.com/grupo.kabah/

A quel prix, il faut réformer le système éducatif guinéen pour le sortir de sa longue torpeur. Après huit mois d’intenses travaux, la commission de réflexion mise par le Chef de l’État, à l’effet de diagnostiquer les maux de l’école guinéenne, a rendu ses conclusions préliminaires. Un rapport qui divise l’opinion et qui suscite des polémiques.

Ce mercredi, la radio Espace FM a organisé un débat contradictoire entre le sociologue Dr Bano Barry et l’économiste, Dr Ousmane Kaba. Pour une fois, des intellectuels ont accepté de prendre leurs responsabilités, faisant ainsi oublier l’opinion le débat des caniveaux des politiques.

#Espace_FM: que reprochez-vous à cette commission de réflexion?

Dr Ousmane Kaba: Ce qu’on lui reproche, lui et sa commission, c’est de dire que pour résoudre les problèmes guinéens, il faut éteindre les écoles privées. C’est trop fort. A Conakry, 60% des élèves du pré- scolaire sont dans le privé parce qu’avant de de vouloir éteindre le privé, commençons d’abord par construire le public.

Espace FM: on ne parle pas d’extinction des écoles privées mais, plutôt, d’extinction progressive des institutions d’enseignement pour la formation des formateurs au niveau de la santé et de l’enseignement. Êtes- vous d’avis, Dr Kaba?

Dr Ousmane Kaba: j’ai au moins lu la page 4. Et si vous lisez entièrement la page 4, vous verrez plus bas qu’il est dit qu’il faut empêcher d’envoyer les étudiants dans les universités privées pendant trois ans. Je ne sais même pas pourquoi trois ans.

Dr Bano Barry: ce qui est écrit à la page 4: procéder à l’extinction progressive des institutions privées de formation des personnels de la santé et de l’éducation (professionnelles et supérieures). En raison du caractère public et régalien de la santé de la population et de l’éducation des enfants, les institutions de formation des personnels de la santé et de l’éducation doivent être le monopole exclusif de l’Etat (1).

Du point de vue de financement, il est dit à la page 4 de réduire progressivement l’orientation des élèves bacheliers vers les universités privées pendant les trois prochaines années (2).

Espace FM: pourquoi?

Dr Bano Barry: je dois préciser que le fort de Dr Ousmane Kaba, c’est de fabriquer ses propres mots à la place de ce qui est écrit. Nulle part, ce qu’il vous a dit ici, vous l’avez entendu dans le texte. Je dois aussi préciser aussi que ce sont des propositions soumises au débat. La commission n’est pas l’Etat. Elle a fait des propositions.

Espace FM: quand vous dites de réduire l’orientation des bacheliers vers les universités privées pendant les trois prochaines années, c’est pour quelle fin?

Dr Bano Barry: je vous donne deux éléments. Aujourd’hui, le nombre d’effectif des étudiants dans le privé et dans le public suscite une polémique dans la cité. En pareilles circonstances, la première chose à faire, c’est de normaliser la situation. Je vous donne des chiffres.

Espace FM: en n’orientant pas, c’est ce qui peut réduire le flux pour vous

Dr Bano Barry: oui, mais laissez-moi, je vais aller au bout de mon raisonnement

Espace FM: je prends la réaction de Dr Ousmane Kaba

Dr Ousmane Kaba: ça me fait vraiment rire, ce n’est pas parce qu’on n’arrive pas à compter les étudiants qu’on va fermer les universités.

Dr Bano Barry: personne n’a dit de fermer les universités mais on a dit de réduire progressivement les orientations. Et puis, attendez, nous n’avons pas en Guinée des universités privées. Je suis désolé. Nous avons des universités dites privées. L’essentiel de votre financement, 99,99% de votre financement vient de l’État,

Dr Ousmane Kaba: tu mens, d’abord tu mens

Dr Bano Barry: attendez, je vous donne les chiffres.

Espace FM: vous aurez la parole

Dr Ousmane Kaba: d’abord, tu mens,

Dr Bano Barry: je vous donne les chiffres

Dr Ousmane Kaba: arrêtez de raconter du n’importe quoi

Espace FM: allez-y, Dr Barry

Dr Bano Barry: depuis 2008 jusqu’à 2017, l’État guinéen…

Dr Ousmane Kaba: je ne peux pas accepter qu’il raconte du n’importe quoi. Les bourses de l’État n’ont commencé qu’en 2006. Avant cela, l’Université Koffi Annan avait dix ans d’existence. Et l’essentiel de ses investissements était déjà fait. C’est une université qui existe avant les bourses. Donc, vous n’allez pas travestir la vérité parce que vous avez envie de parler. Il faut qu’on sache ce qu’on veut. Est-ce qu’on veut dire la vérité entre nous, ou bien, on vient ici pour raconter du n’importe quoi.

Espace FM: que répondez-vous à ses accusations par rapport à vos finances

Dr Ousmane Kaba: je ne suis pas d’accord parce que c’est faux, c’est faux, il raconte du n’importe quoi parce que mon université a bien existé avant l’arrivée des bourses. Je ne voudrais pas qu’on particularise les débats, ce n’est pas un problème de Koffi Annan, ni un problème de Dr Ousmane Kaba. Il y a un véritable problème de société ; est-ce que la Guinée est prête à éteindre les universités privées? Est-ce que le gouvernement a suffisamment construit pour accueillir nos enfants?

Espace FM: l’Etat n’est pas obligé des boursiers dans le privé. Si l’État n’envoie pas des boursiers, les universités privées ne risquent-elles pas de disparaître?

Dr Ousmane Kaba: les bourses n’ont commencé qu’en 2006, l’université Koffi Annan marchait très bien, les autres universités privées marchaient également bien.

Espace FM: pas toutes les universités, Dr Kaba

Dr Ousmane Kaba: au stade où nous sommes aujourd’hui, je pense que le mieux est que l’État cesse d’envoyer des boursiers. On a bien existé avant les boursiers de l’Etat et on continuera d’exister après les boursiers de l’Etat.

Parlons de la médecine, comme ils ont dit que c’est le domaine régalien de l’Etat, et qui mérite l’exclusivité, je rappelle simplement que le bien public, c’est la santé, l’éducation, les infrastructures, les télécom, bref tous les investissements de l’Etat parce que ça coûte cher et les bénéfices sont dispersés. Je rappelle aussi que ces biens publics sont, pour la plupart, réalisés par le privé. Prenez les routes. L’Etat fait les routes mais il donne les concessions au privé.

Espace FM: mais la santé est un domaine spécifique

Dr Ousmane Kaba: la Guinée n’est pas seule sur la planète. A Dakar, nous avons deux universités privées de médecine. C’est l’université Ibrahima Niasse et l’institut privé de formation et de recherche médicale de Dakar. A Bamako, nous avons deux universités privées. L’université Kankou Moussa et l’université scientifique libre de Bamako. Donc, les meilleures universités de médecine du monde sont privées. Donc, ce n’est pas une invention de la Guinée.

En 2012, on a évalué le système universitaire en Guinée et le gouvernement a refusé de publier les résultats parce que les meilleures universités étaient du privé.

Espace FM: est-ce qu’on forme mieux en médecine dans le privé que dans le public?

Dr Ousmane Kaba: ma réponse est oui. Il y a trois critères. D’abord, le programme. Nous faisons le programme harmonisé de l’Afrique de l’Ouest. Ensuite, les professeurs. J’ai sept professeurs titulaires, dont quatre de la sous-région, 22 maîtres de conférence agrégés, huit autres maîtres conférences, seize maîtres assistants et 18 assistants. Nous faisons venir douze professeurs agrégés de la Cote d’ivoire, du Sénégal et du Burkina. Donc, mon université est la meilleure en médecine.

Pour répondre, tous les bacheliers guinéens sont boursiers. Donc, si vous refusez d’envoyer des boursiers; vous voulez qu’on ferme. Ne viendront en ce moment que les parents, qui refusent, plus les étrangers. Nous avons des camerounais, des sénégalais, des maliens. Donc, nous allons survivre avec ou sans les boursiers de l’Etat.

Espace FM: vous coûtez combien à l’Etat?

Dr Ousmane Kaba: le budget 2017 du ministère de l’enseignement supérieur est de 112 milliards. Dans ce budget, les universités privées coûtent moins 250 milliards aujourd’hui. Cela veut dire que les universités publiques coûtent beaucoup plus à l’Etat, plus de deux fois ce que coûtent les universités privées. La question est de savoir si la Guinée a-t-elle décidé de devenir un pays communiste? Parce que le monopole étatique, c’est ça qu’on appelle le communisme.

Espace FM: Dr Bano Barry, qu’en dites-vous?

Dr Bano Barry: j’espère que vous aurez la possibilité de m’exprimer librement. Dans cette commission, personne n’a une pensée communiste mais je suis très étonné, que des libéraux qui dorment dans le ventre de l’Etat, qui y prennent leur petit-déjeuner, leur repas de midi et du soir, parlent de communisme. Il n’y a pas plus communisme que celui dont l’essentiel de son budget dépend de l’Etat.

Espace FM: que voulez- nous dire clairement? Quels sont les chiffres?

Dr Bano Barry: je vous donne les chiffres

Dr Ousmane Kaba: ce que je dis, on n’est pas venu pour parler des chiffres de Kofi Annan. S’il parle des chiffres de manière générale, je n’ai aucun problème mais je l’interdis de parler de Koffi Annan

Espace FM: Dr Kaba, on va le laisser parler

Dr Bano Barry: celui qui insiste comme ça a des choses à cacher. Je vous dis une chose, depuis 2011, le financement des universités publiques baisse au profit du privé. Le public est passé de 54% du budget à 31%, alors que le budget du privé est passé de 27% à 44%, alors que la recherche n’est que de 3% en Guinée.

Dr Ousmane Kaba: je récuse ces chiffres

Dr Bano Barry: les universités privées ont coûté entre 2008 et 2017 plus de 1 497 milliards de francs guinéens

Dr Ousmane Kaba: ce n’est pas vrai

Dr Bano Barry: imaginez que ce montant soit investi au moins à 50% dans le public.

Dr Ousmane Kaba: allons au sujet, ne raconte pas des histoires ici

Source: guineenews.org

https://www.facebook.com/lesociologues/ https://www.facebook.com/lesociologues/photos/a.814204385348353/1014461715322618/Débat houleux à la radio [https://www.facebook.com/espacespleinair/]) FM: face-à-face Dr #Bano Barry- Dr [https://www.facebook.com/Ousmane-1636931369958548/]) [https://www.facebook.com/grupo.kabah/])

A quel prix, il faut réformer le système éducatif guinéen pour le sortir de sa longue torpeur. Après huit mois d’intenses travaux, la commission de réflexion mise par le Chef de l’État, à l’effet de diagnostiquer les maux de l’école guinéenne, a rendu ses conclusions préliminaires. Un rapport qui divise l’opinion et qui suscite des polémiques.

Ce mercredi, la radio Espace FM a organisé un débat contradictoire entre le sociologue Dr Bano Barry et l’économiste, Dr Ousmane Kaba. Pour une fois, des intellectuels ont accepté de prendre leurs responsabilités, faisant ainsi oublier l’opinion le débat des caniveaux des politiques.

#Espace_FM: que reprochez-vous à cette commission de réflexion?

Dr Ousmane Kaba: Ce qu’on lui reproche, lui et sa commission, c’est de dire que pour résoudre les problèmes guinéens, il faut éteindre les écoles privées. C’est trop fort. A Conakry, 60% des élèves du pré- scolaire sont dans le privé parce qu’avant de de vouloir éteindre le privé, commençons d’abord par construire le public.

Espace FM: on ne parle pas d’extinction des écoles privées mais, plutôt, d’extinction progressive des institutions d’enseignement pour la formation des formateurs au niveau de la santé et de l’enseignement. Êtes- vous d’avis, Dr Kaba?

Dr Ousmane Kaba: j’ai au moins lu la page 4. Et si vous lisez entièrement la page 4, vous verrez plus bas qu’il est dit qu’il faut empêcher d’envoyer les étudiants dans les universités privées pendant trois ans. Je ne sais même pas pourquoi trois ans.

Dr Bano Barry: ce qui est écrit à la page 4: procéder à l’extinction progressive des institutions privées de formation des personnels de la santé et de l’éducation (professionnelles et supérieures). En raison du caractère public et régalien de la santé de la population et de l’éducation des enfants, les institutions de formation des personnels de la santé et de l’éducation doivent être le monopole exclusif de l’Etat (1).

Du point de vue de financement, il est dit à la page 4 de réduire progressivement l’orientation des élèves bacheliers vers les universités privées pendant les trois prochaines années (2).

Espace FM: pourquoi?

Dr Bano Barry: je dois préciser que le fort de Dr Ousmane Kaba, c’est de fabriquer ses propres mots à la place de ce qui est écrit. Nulle part, ce qu’il vous a dit ici, vous l’avez entendu dans le texte. Je dois aussi préciser aussi que ce sont des propositions soumises au débat. La commission n’est pas l’Etat. Elle a fait des propositions.

Espace FM: quand vous dites de réduire l’orientation des bacheliers vers les universités privées pendant les trois prochaines années, c’est pour quelle fin?

Dr Bano Barry: je vous donne deux éléments. Aujourd’hui, le nombre d’effectif des étudiants dans le privé et dans le public suscite une polémique dans la cité. En pareilles circonstances, la première chose à faire, c’est de normaliser la situation. Je vous donne des chiffres.

Espace FM: en n’orientant pas, c’est ce qui peut réduire le flux pour vous

Dr Bano Barry: oui, mais laissez-moi, je vais aller au bout de mon raisonnement

Espace FM: je prends la réaction de Dr Ousmane Kaba

Dr Ousmane Kaba: ça me fait vraiment rire, ce n’est pas parce qu’on n’arrive pas à compter les étudiants qu’on va fermer les universités.

Dr Bano Barry: personne n’a dit de fermer les universités mais on a dit de réduire progressivement les orientations. Et puis, attendez, nous n’avons pas en Guinée des universités privées. Je suis désolé. Nous avons des universités dites privées. L’essentiel de votre financement, 99,99% de votre financement vient de l’État,

Dr Ousmane Kaba: tu mens, d’abord tu mens

Dr Bano Barry: attendez, je vous donne les chiffres.

Espace FM: vous aurez la parole

Dr Ousmane Kaba: d’abord, tu mens,

Dr Bano Barry: je vous donne les chiffres

Dr Ousmane Kaba: arrêtez de raconter du n’importe quoi

Espace FM: allez-y, Dr Barry

Dr Bano Barry: depuis 2008 jusqu’à 2017, l’État guinéen…

Dr Ousmane Kaba: je ne peux pas accepter qu’il raconte du n’importe quoi. Les bourses de l’État n’ont commencé qu’en 2006. Avant cela, l’Université Koffi Annan avait dix ans d’existence. Et l’essentiel de ses investissements était déjà fait. C’est une université qui existe avant les bourses. Donc, vous n’allez pas travestir la vérité parce que vous avez envie de parler. Il faut qu’on sache ce qu’on veut. Est-ce qu’on veut dire la vérité entre nous, ou bien, on vient ici pour raconter du n’importe quoi.

Espace FM: que répondez-vous à ses accusations par rapport à vos finances

Dr Ousmane Kaba: je ne suis pas d’accord parce que c’est faux, c’est faux, il raconte du n’importe quoi parce que mon université a bien existé avant l’arrivée des bourses. Je ne voudrais pas qu’on particularise les débats, ce n’est pas un problème de Koffi Annan, ni un problème de Dr Ousmane Kaba. Il y a un véritable problème de société ; est-ce que la Guinée est prête à éteindre les universités privées? Est-ce que le gouvernement a suffisamment construit pour accueillir nos enfants?

Espace FM: l’Etat n’est pas obligé des boursiers dans le privé. Si l’État n’envoie pas des boursiers, les universités privées ne risquent-elles pas de disparaître?

Dr Ousmane Kaba: les bourses n’ont commencé qu’en 2006, l’université Koffi Annan marchait très bien, les autres universités privées marchaient également bien.

Espace FM: pas toutes les universités, Dr Kaba

Dr Ousmane Kaba: au stade où nous sommes aujourd’hui, je pense que le mieux est que l’État cesse d’envoyer des boursiers. On a bien existé avant les boursiers de l’Etat et on continuera d’exister après les boursiers de l’Etat.

Parlons de la médecine, comme ils ont dit que c’est le domaine régalien de l’Etat, et qui mérite l’exclusivité, je rappelle simplement que le bien public, c’est la santé, l’éducation, les infrastructures, les télécom, bref tous les investissements de l’Etat parce que ça coûte cher et les bénéfices sont dispersés. Je rappelle aussi que ces biens publics sont, pour la plupart, réalisés par le privé. Prenez les routes. L’Etat fait les routes mais il donne les concessions au privé.

Espace FM: mais la santé est un domaine spécifique

Dr Ousmane Kaba: la Guinée n’est pas seule sur la planète. A Dakar, nous avons deux universités privées de médecine. C’est l’université Ibrahima Niasse et l’institut privé de formation et de recherche médicale de Dakar. A Bamako, nous avons deux universités privées. L’université Kankou Moussa et l’université scientifique libre de Bamako. Donc, les meilleures universités de médecine du monde sont privées. Donc, ce n’est pas une invention de la Guinée.

En 2012, on a évalué le système universitaire en Guinée et le gouvernement a refusé de publier les résultats parce que les meilleures universités étaient du privé.

Espace FM: est-ce qu’on forme mieux en médecine dans le privé que dans le public?

Dr Ousmane Kaba: ma réponse est oui. Il y a trois critères. D’abord, le programme. Nous faisons le programme harmonisé de l’Afrique de l’Ouest. Ensuite, les professeurs. J’ai sept professeurs titulaires, dont quatre de la sous-région, 22 maîtres de conférence agrégés, huit autres maîtres conférences, seize maîtres assistants et 18 assistants. Nous faisons venir douze professeurs agrégés de la Cote d’ivoire, du Sénégal et du Burkina. Donc, mon université est la meilleure en médecine.

Pour répondre, tous les bacheliers guinéens sont boursiers. Donc, si vous refusez d’envoyer des boursiers; vous voulez qu’on ferme. Ne viendront en ce moment que les parents, qui refusent, plus les étrangers. Nous avons des camerounais, des sénégalais, des maliens. Donc, nous allons survivre avec ou sans les boursiers de l’Etat.

Espace FM: vous coûtez combien à l’Etat?

Dr Ousmane Kaba: le budget 2017 du ministère de l’enseignement supérieur est de 112 milliards. Dans ce budget, les universités privées coûtent moins 250 milliards aujourd’hui. Cela veut dire que les universités publiques coûtent beaucoup plus à l’Etat, plus de deux fois ce que coûtent les universités privées. La question est de savoir si la Guinée a-t-elle décidé de devenir un pays communiste? Parce que le monopole étatique, c’est ça qu’on appelle le communisme.

Espace FM: Dr Bano Barry, qu’en dites-vous?

Dr Bano Barry: j’espère que vous aurez la possibilité de m’exprimer librement. Dans cette commission, personne n’a une pensée communiste mais je suis très étonné, que des libéraux qui dorment dans le ventre de l’Etat, qui y prennent leur petit-déjeuner, leur repas de midi et du soir, parlent de communisme. Il n’y a pas plus communisme que celui dont l’essentiel de son budget dépend de l’Etat.

Espace FM: que voulez- nous dire clairement? Quels sont les chiffres?

Dr Bano Barry: je vous donne les chiffres

Dr Ousmane Kaba: ce que je dis, on n’est pas venu pour parler des chiffres de Kofi Annan. S’il parle des chiffres de manière générale, je n’ai aucun problème mais je l’interdis de parler de Koffi Annan

Espace FM: Dr Kaba, on va le laisser parler

Dr Bano Barry: celui qui insiste comme ça a des choses à cacher. Je vous dis une chose, depuis 2011, le financement des universités publiques baisse au profit du privé. Le public est passé de 54% du budget à 31%, alors que le budget du privé est passé de 27% à 44%, alors que la recherche n’est que de 3% en Guinée.

Dr Ousmane Kaba: je récuse ces chiffres

Dr Bano Barry: les universités privées ont coûté entre 2008 et 2017 plus de 1 497 milliards de francs guinéens

Dr Ousmane Kaba: ce n’est pas vrai

Dr Bano Barry: imaginez que ce montant soit investi au moins à 50% dans le public.

Dr Ousmane Kaba: allons au sujet, ne raconte pas des histoires ici

Source: [guineenews.org])

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