LA CULTURE DE LA PORNOGRAPHIE / par La Statue « Plus une société...

LA CULTURE DE LA PORNOGRAPHIE / par La Statue

« Plus une société perd contact avec la réalité, en particulier en matière de relations interpersonnelles, moins les gens savent comment se comporter, comment interagir avec autrui, et plus ils se tournent vers la pornographie. Ils s’abreuvent de ce fantasme et s’imaginent que leur réalité devrait y correspondre. Ils s’enfoncent de plus en plus profondément dans l’illusion, car la pornographie n’est jamais réelle. Elle n’a rien à voir avec la vraie vie. C’est une maladie. » Jan Meza

« Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux. C'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité, et c'est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés. Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. » Apocalypse 17. 1-3

Quelle est la différence entre « faire l’amour » et « la pornographie »?

Plus personne ne connaît cette différence aujourd’hui. Cette question est dépassée et paraît même d’un autre temps, d’une autre époque. C’est devenu même limite-ringard de poser une telle question. Aujourd’hui, en 2014, si l’on veut être en phase avec notre époque, il faudrait plutôt demander: Quelle est la différence entre « pornographie » et « sadomasochisme »?

Aujourd’hui, les hommes ne veulent plus d’une femme intelligente, d’une femme spirituelle avec des principes et des valeurs, ils ne veulent plus d’une femme qui se respecte et qui ne passe pas son temps à s’habiller ou à se maquiller de manière à provoquer le désir sexuel de tous ceux qui la croise, ils veulent une bourgeoise, ils veulent une secrétaire qui cache son jeu, ils veulent une femme sans personnalité, facilement manipulable, une femme libre, ils veulent du « hard » et du « sale », ils veulent une actrice de pornographie.

« La pornographie, c'est ce qui parvient à susciter un simulacre de désir chez ceux qui ont eu trop de tout. C'est pourquoi, aujourd'hui, l'art dominant est pornographique: il est le seul qui parvient à attirer l'attention. » (Amélie Nothomb, « Attentat », 1997)

Nous allons comprendre pourquoi ça n’est pas un hasard si l’esprit de la pornographie semble à son comble aujourd’hui en Europe, et comment la mode, le commerce, les médias, les politiques, la drogue, l’argent, la prostitution, la pédophilie et l’homosexualité sont animés et alimentés par un seul et même esprit: l’Esprit de la pornographie. La culture européenne est foncièrement une culture de la pornographie.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la pornographie désignait plus spécifiquement les études concernant la prostitution. Définition qui se retrouve dans son étymologie, le mot pornographie dérivant du grec ancien πορνογράφος / pornográphos2, lui-même un dérivé de πόρνη / pórnê signifiant « prostituée ». [1]

Le continent européen tire son nom actuel d’une femme de la mythologie grecque qui fut violée par le dieu Jupiter, qui avait pris la forme d’un taureau. Suite à cela, cette femme devint « la Reine du Ciel. » Or, l’Union européenne utilise le symbole de cette femme assise sur la bête (aussi décrite dans Apocalypse 17) un peu partout: depuis Bruxelles jusqu’au Mur de Berlin. On retrouve ce symbole dans les vieux Deutschmark comme sur les nouvelles pièces d’euros (image liée: http://i46.servimg.com/u/f46/12/46/20/13/europe10.jpg ). Il figure même sur des timbres (image liée: http://www.taurillon.org/local/cache-vignettes/L500xH369/Europe_Stamp_HR-8d204.jpg) et sur une vieille carte de téléphone allemande.

La femme violée par Zeus dans la mythologie Grecque est une figure de Lilith violée par Satan dans le christianisme. C’est par cet esprit que l’Europe est animé, l’Esprit de Lilith, mère des prostitutions et des orgies. Voilà l’Esprit auquel se livrent nos contemporains par leur style de vie, leur mode, et leur libertinage qu’ils confondent avec la liberté. Ils sont esclave d’un esprit de pornographie, d’une culture qui dans son essence est pornographique, diabolique. Voilà l’une des raisons pour lesquelles on cherche à se débarrassé de la religion en Europe, puisque Europa, qui est Lilith, est la déesse adorée.

« Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. » Jean 4. 22

« C’est à cause des nombreuses prostitutions de la prostituée, Pleine d’attraits, habile enchanteresse, Qui vendait les nations par ses prostitutions Et les peuples par ses enchantements. » Nahum 3. 4

« La pornographie, écrit Amélie Nothomb, dans « Attentat » (1997), c'est ce qui parvient à susciter un simulacre de désir chez ceux qui ont eu trop de tout. C'est pourquoi, aujourd'hui, l'art dominant est pornographique: il est le seul qui parvient à attirer l'attention. »

Les hommes d’aujourd’hui veulent que les femmes suscite ce genre de désir chez eux. Ils ne conçoivent plus de se mettre en couple avec une femme qui ne leur fait pas comprendre d’une manière ou d’une autre, qu’elle est prête à se soumettre à tous les désirs pornographiques qu’il voudra, et de plus en plus de femmes se laissent posséder par cet esprit pornographique européen et Lilithéen, en pensant qu’elles trouveront le bonheur conjugal par là.

C’est comme si la femme d’aujourd’hui se disait: « Ce n’est pas le fait que j’ai des biens matériels, de l’argent, ou que je sois belle qui l’intéresse ; ce n’est pas parce que je suis fidèle, douce, intelligente ou loyale qui va compter le plus, c’est le fait que je sois pornographique. J’aurais beau avoir toutes ces qualités mais si je ne lui fait pas penser à une actrice du porno, mon couple ne tiendra pas car il me trompera avec une de ces filles ; si je n’ai pas les fesses d’une actrice de porno, il regardera les films X, et ce serait un échec pour moi, car cela signifierait que je ne le suffis pas ; si à près de soixante ans je ne ressemble pas à une petite fille de seize ans, si je ne suis pas rasée comme une petite fille de cinq ans, et si je n’ai pas ce qu’il lui faut pour qu’il soit sexuellement fou de moi, il ira voir ailleurs. Le sexe, ou plutôt, la pornographie, pour parler en langage moderne, est la clef du bonheur du couple » Ainsi, le couple qui est censé être basé sur des valeurs solides de confiance mutuelle, de solidarité, de fraternité, de loyauté, d’engagement à long terme, en vue de construire une famille, laisse peu à peu place à une relation basée exclusivement sur la pornographie, ou chacun des partenaires est choisi en fonction de son potentiel pornographique. Les couples modernes ont désormais pris comme modèles pour leur bonheur, les acteurs des films pornographiques. Il faut reproduire en privé, les scènes de la putain habillée en bonne ou en infirmière pour que l’homme « baise » par procuration aux actrices de pornographie qu’il regarde en cachette, ou parfois en compagnie de sa copine, il faut reproduire exactement les mêmes positions qu’on voit dans les acteurs de pornographie faire dans leurs scènes. La femme se plaît à être soumise, à jouer le rôle de putain que son partenaire du moment (oui, car les femmes d’aujourd’hui s’assument maintenant et n’hésitent pas à répéter avec un nombre considérables d’hommes ce genre de relation pornographique. C’est socialement accepté maintenant, alors on n’en a plus honte… bien au contraire, on en est même fière. Aujourd’hui la puterie est un honneur.) lui proposera ou qu’elle proposera elle-même, afin de vivre, ou de revivre des scènes pornographiques, et la pornographie devient le pilier de la relation de couple. Ainsi, l’autre ne devient plus qu’un objet consommable, interchangeable, qui n’a d’intérêt uniquement dans la mesure où il est rentable pornographiquement. Nous tomberons petit à petit dans le sadomasochisme, l’amour à trois puis à plusieurs, le monstre de l’esprit de prostitution n’étant jamais rassasié, comme les drogues il faut à chaque fois augmenter les doses pour avoir un peu plus de « sensations ».

De plus en plus d’hommes, dépendants de la pornographie « font sentir à leurs femmes qu’elles ne sont pas à la hauteur des vedettes pornos. Ils demandent: « Pourquoi ne me s…-t-elle pas comme une star porno? » Ce qu’ils veulent n’est pas réel. La pornographie détruit l’intimité. » [2](p. 84)

Vous verrez alors de plus en plus de femmes envahir les salles de sport afin de ressembler physiquement à la parfaite actrice porno pour l’homme qui la soumettra, l’humiliera et la dégradera en prenant son plaisir masturbatoire comme dans les films pornographique. Ils sont deux, mais c’est comme-ci l’homme était seul face à son écran en train de se masturbé. La femme n’est qu’une chose, un truc encombrant, un vide ordure pour les excréments de son partenaire… et elle en est fière. Les tenues vestimentaires de ses femmes sont alors directement inspirées de cette pornographie ambiante. Non seulement pour les rapports en privé, mais également, et de plus en plus, dans la vie de tous les jours. Ce sont généralement celles qui te sortent les genres de discours du type: « Tu resteras célibataire toute ta vie si tu ne t’habille pas un peu en pute, si tu ne mets pas des talons hauts ou moyen, des jeans moulants ou des jupes, ou encore des décolletés, et si tu ne te maquille pas. Il faut que tu leur fasses penser à des actrices porno, sinon tu resteras toujours toute seule. », Alors, la « génération porno » fera un carton. On s’habille désormais en « porno-chic », il faut, d’une manière ou d’une autre, éveiller le désir sexuel chez les hommes, ils sont tous attirés par les films pornographiques, alors si je veux ma chance il faut que je ressemble absolument à une actrice pornographique, il faut que d’une manière ou d’une autre j’éveille son désir sexuel pour moi, il faut qu’il comprenne qu’avec moi, il pourra réaliser tous ses fantasmes pornographique, que je serai pour lui une femme bien soumise, avec les formes qu’il aime, faisant les positions qu’il aime et subissant toutes les choses qu’il aimerai faire subir à ses femmes qu’il regarde dans les films sur internet, voilà, c’est ça l’amour pour moi, il n’y a que par la pornographie qu’on tient un mec. Et toutes les péta…. qui voudront me le voler, auront bien du souci à se faire, car je suis la plus grande des s…. au lit, mais attention! Juste avec mon homme bien sûr! »

« Les actrices sont des marionnettes, des produits femelles bien emballées. Privées de la moindre émotion, dépourvues de toute beauté authentique, elles semblent faites en plastique. La pornographie ne fait pas l’apologie du sexe, si l’on définit celui-ci comme étant une rencontre entre deux partenaires. Elle sert plutôt la cause de la masturbation, excitation solitaire qui exclut l’intimité et l’amour. Elle offre la possibilité de se bran… au détriment d’autrui. » [3] (p. 79)

« Shelley Lubben, qui a elle aussi été une actrice porno, abonde dans le même sens. « Tu dois faire ce qu’on te demande, explique-t-elle. La concurrence est trop forte. Ils peuvent toujours trouver d’autres filles. » [4] (p. 83)

Voilà les trois phrases qui font littéralement flippé « la génération porno ». Elles se soumettent à tous ce que demande leur partenaire, en y prenant même du plaisir pour beaucoup, elle veulent tout faire pour leur homme sans la moindre concession, car, comme dans les films pornos, « la concurrence est trop forte ». Aujourd’hui, n’importe qu’elle femme soit prête à subir les pires humiliations de la part d’un homme. A subir la sodomie, à être étranglée, giflée, crachée dessus, violentée ; à s’habiller avec des talons, des décolletés, des mini-jupes, à se maquiller, à mettre des jeans moulants ; n’importe quelle femme est prête à se sacrifiée pour avoir un corps de rêve comme les actrices de pornographie ; à avoir des fesses bien bombées, un ventre plat malgré l’accouchement, des lèvres pulpeuses, des seins bombées et des cuisses bien fermes ; et si les exercices de la salle de sport ne suffisent pas, on aura recours à la chirurgie, car il n’y a que les actrices de pornographie qui plaisent aux hommes aujourd’hui, se persuadent-elles de manière consciente ou on, un homme ne s’intéresse pas aux femmes vertueuses, au femmes qui croient en Dieu et qui préfèrent être soumise à un seul mari en gardant sa dignité, les hommes ne veulent plus des femmes qui savent tenir un foyer et s’occuper des enfants, ils ne veulent plus des femmes qui ont des principes ; ils veulent des femmes libres, c’est-à-dire des femmes soumises sexuellement à tous les hommes ; c’est un honneur pour elles d’être désirées par des hommes dans la rue comme si elles étaient des actrices de pornographie ; elles aiment éveiller le désir sexuel chez les hommes et leur donner envie de se masturber, en mettant en avant leur forme, leur dos cambré qui se dessine grâce à leurs talons qui en même temps affinent leurs jambes, le jean serré qui va bombé leurs fesses, le petit décolleté d’apparence anodine dans lequel des regards vont pouvoir plongés, des robes ou des jupes de manières à ce que les jambes puissent être mise en valeur.

Tout comme les actrices pornos « elles se sentent comme des célébrités, attirent l’attention. Elles cherchent avant tout à être sous les projecteurs, à mettre leur ego en valeur, à gagner en notoriété. Elles ne sont pas conscientes de l’avilissement qu’on leur fait subir. Elles sont d’une génération qui a grandi devant le porno. » [5] (p. 83)

« La prostitution, le vin et le moût, font perdre le sens, Car l’esprit de prostitution égare, Et ils se prostituent loin de leur Dieu. » Osée 4. 11

On aura alors de plus en plus de photos suggestives sur les réseaux sociaux comme par exemple facebook où le but est de montrer son potentiel sexuel. On montre à quel point notre maquillage est sexy, nos tenues décolletés, à quel point on est sportive, alors ça s’inscrit dans les salles de sport, non pas pour la santé physique, mais pour éveiller encore et toujours ce fameux désir sexuel comme savent le faire les actrices des films porno, on travaillera surtout le fessier et la cambrure, puis la fermeté des cuisses, il faut vivre avec son temps. Aujourd’hui une femme qui ne ressemble pas à une actrice X est démodée, aucun homme ne s’intéressera à elle. Facebook devient alors une plateforme idéale pour montrer à quel point on est pornographique, désirable physiquement et sexuellement. Les soirées et les boites de nuits sont également des lieux idéaux afin d’être pris en photos dans la tenue la plus pornographique qui soit, ou bien subtilement pornographiques pour les plus « discrètes ». Mais tout tourne autour du porno.

« La pornographie est parvenue à sa conclusion logique. Après avoir réduit les femmes au statut de marchandises sexuelles, elle les a privées de leurs qualités d’êtres humains. Elle a aussi gagné la guerre culturelle. Pornographie et commerce grand public ne font plus qu’un. Les photos utilisées par les studios Wicked pour leur publicité pourraient avoir été empruntées à un catalogue de Victoria’s Secret. Soutiens-gorge et slips en dentelle, candélabres, talons aiguilles, cheveux au vent, colliers de perles et dos cambrés sont devenus de véritables symboles de la culture de masse. » [6] (p. 116)

« Leur œuvre ne leur permettent pas de revenir à leur Dieu, Parce que l’esprit de prostitution est au milieu d’eux, Et parce qu’ils ne connaissent pas l’Éternel. » Osée 5. 4

Comme pour le commerce, si l’on veut attirer le client, s’assurer de sa fidélité, il faut être compétitif, prêt à tous les sacrifices, autrement il ira voir ailleurs. S’il faut alors traiter comme un moins que rien par son homme, subir les pires humiliations, se mutiler le corps, être un objet de désir sexuel pour les personnes dans la rue, il faut se soumettre, car le client est roi. De même que celui qui n’a aucune conscience morale dans le commerce est prêt à toutes les prostitutions pour garder un client, de la même manière, les femmes de la » génération porno » sont prêtes à tout pour plaire aux hommes. « On me donnait parfois une serviette de papier pour m’essuyer le visage, mais il arrivait qu’on me dise: « Ne nous touche pas. Tu es dégueulasse. » Je me souviens de la première fois que j’ai eu le visage plein de sperme. J’étais écœurée, mais j’ai assuré. J’ai fait semblant d’avoir aimé tout ce qu’ils m’avaient fait. J’étais fière d’être une actrice de « gonzo ». C’est ce qui m’a rendue célèbre. » (p. 86) tout comme l’actrice de pornographie, la femme possédée par l’esprit de pornographie fera comprendre qu’elle est compétitive sur le marché. Qu’elle est le meilleur coup que son partenaire puisse avoir. D’autres hommes sauront la satisfaire s’il ne se soumet pas à sa volonté, à ses moindres caprices. Le sexe est désormais pour elle un moyen d’avoir le pouvoir. Les sacrifices et les humiliations en valaient la peine, car ce n’est que de cette manière qu’on tient un homme, pense-t-elle. De toutes façon ils sont tous les mêmes.

Ne vouloir plaire qu’à un seul homme est devenu démodé. Il faut être exhibitionniste, il faut que tous les hommes voient à quel point mon homme a de la chance d’être avec une femme aussi pornographique, avec une actrice sans personnalité, sans dignité, sans conscience et sans âme.

« La pornographie est désormais partie prenante de la culture, en particulier chez les jeunes, pour qui l’humiliation, la brutalité, le viol et les autres formes de violence deviennent socialement acceptables une fois éliminé tout risque de sanction. Le pouvoir absolu sur autrui s’exerce presque toujours au travers du sadisme sexuel. »

Ainsi, par sa violence sur la femme pendant les rapports sexuels, l’homme a le sentiment de réaliser son fantasme de toute puissance sur la femme, en faisant d’elle tout ce qu’il veut, en l’humiliant et en l’insultant, et la femme, elle aussi, en rendant l’homme dépendant d’elle sexuellement, a le sentiment de la même manière, le sentiment de toute-puissance sur l’homme. Elle pense que l’homme va l’aimer s’il est sexuellement soumis à elle. Elle échange sa dignité humaine à cause de sa soif de toute puissance sur les hommes, et son désir de vengeance des hommes par lesquels elle s’est sentie blessée. À travers la pornographie c’est une haine sans merci entre l’homme et la femme, ou chacun se sert de ce mobile pour se venger des frustrations que l’autre sexe lui a fait subir.

« Cette brutale imitation de la sexualité est devenue synonyme d’émancipation. La mode s’inspire de la pornographie ; les vidéos clips mettent en scène des vedettes pornos et miment des scènes à l’avenant ; la publicité exploite abondamment la puissance d’impact du genre. Le langage, la brutalité et la faillite morale de la pornographie façonnent désormais la culture populaire. Il existe un lien direct entre l’absence de sentiments propre à la culture porno et ces soirées où des étudiants se saoulent, ont des relations sexuelles puis ne se parlent plus. La pornographie affirme que les femmes, qu’elles en soient conscientes ou non, sont des objets, des prostituées qui ne sont bonnes qu’à être dominées et rudoyées. Sitôt qu’ils ont obtenu ce qu’ils attendent, les hommes peuvent s’en débarrasser. » [7] (p. 116)

Ces femmes, qui s’habillent à la mode porno, qui confondent la beauté physique avec le fait d’être sexy, ou qui pensent qu’il suffit d’être classe pour ne pas être vulgaire, elles confondent alors l’élégance au « porno-chic », ne se rendent pas compte que d’une part elles alimentent un marché inhumain qui exploite leur image à des fins commerciaux, et d’autre part que les hommes à qui elles plaisent de cette manière, ne les aime pas.

« L’essentiel de mon travail est de satisfaire les désirs d’hommes qui, à la base, se soucient peu des femmes et veulent voir d’autres hommes les venger de celles qu’ils n’ont pas su séduire quand ils étaient jeunes, confie Bill Margold, acteur et producteur de pornographie. Je suis convaincu de ce que j’avance, et les gens de l’industrie détestent ma franchise. […] Quand nous éjac….. au visage d’une femme ou que nous la brutalisons, nous vengeons nos clients de leurs illusions perdues. J’en suis persuadé. On m’a félicité pour les actes répréhensibles que j’ai commis dans des films. Quand j’étrangle, sodo…. ou brutalise une personne, le public m’acclame, puis, quand mon désir tordu a été assouvi, on m’ovationne. » [8]

Il n’est alors pas du tout étonnant, dans un pays de plus en plus individualiste, qui n’a aucun respect des valeurs morales, qui méprise la religion, tombe dans la pornographie, dans ses plus basses pulsions et qu’elle appel ensuite cela: liberté, émancipation.

« Ils mangeront sans se rassasier, Ils se prostitueront sans multiplier, Parce qu’ils ont abandonné l’Éternel et ses commandements. » Osée 4. 10

LA STATUE

Références:

[1] Wikipédia

[2] Chris Edge, « L’empire de l’illusion », la mort de la culture et le triomphe du spectacle.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] Ibid.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] Ibid.

https://www.facebook.com/lastatueqpp/ https://www.facebook.com/lastatueqpp/photos/a.10153341273350294/10154329969320294/LA CULTURE DE LA PORNOGRAPHIE / par La Statue

« Plus une société perd contact avec la réalité, en particulier en matière de relations interpersonnelles, moins les gens savent comment se comporter, comment interagir avec autrui, et plus ils se tournent vers la pornographie. Ils s’abreuvent de ce fantasme et s’imaginent que leur réalité devrait y correspondre. Ils s’enfoncent de plus en plus profondément dans l’illusion, car la pornographie n’est jamais réelle. Elle n’a rien à voir avec la vraie vie. C’est une maladie. » Jan Meza

« Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint, et il m'adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux. C'est avec elle que les rois de la terre se sont livrés à l'impudicité, et c'est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés. Il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes. » Apocalypse 17. 1-3

Quelle est la différence entre « faire l’amour » et « la pornographie »?

Plus personne ne connaît cette différence aujourd’hui. Cette question est dépassée et paraît même d’un autre temps, d’une autre époque. C’est devenu même limite-ringard de poser une telle question. Aujourd’hui, en 2014, si l’on veut être en phase avec notre époque, il faudrait plutôt demander: Quelle est la différence entre « pornographie » et « sadomasochisme »?

Aujourd’hui, les hommes ne veulent plus d’une femme intelligente, d’une femme spirituelle avec des principes et des valeurs, ils ne veulent plus d’une femme qui se respecte et qui ne passe pas son temps à s’habiller ou à se maquiller de manière à provoquer le désir sexuel de tous ceux qui la croise, ils veulent une bourgeoise, ils veulent une secrétaire qui cache son jeu, ils veulent une femme sans personnalité, facilement manipulable, une femme libre, ils veulent du « hard » et du « sale », ils veulent une actrice de pornographie.

« La pornographie, c'est ce qui parvient à susciter un simulacre de désir chez ceux qui ont eu trop de tout. C'est pourquoi, aujourd'hui, l'art dominant est pornographique: il est le seul qui parvient à attirer l'attention. » (Amélie Nothomb, « Attentat », 1997)

Nous allons comprendre pourquoi ça n’est pas un hasard si l’esprit de la pornographie semble à son comble aujourd’hui en Europe, et comment la mode, le commerce, les médias, les politiques, la drogue, l’argent, la prostitution, la pédophilie et l’homosexualité sont animés et alimentés par un seul et même esprit: l’Esprit de la pornographie. La culture européenne est foncièrement une culture de la pornographie.

Aux XVIIIe et XIXe siècles, la pornographie désignait plus spécifiquement les études concernant la prostitution. Définition qui se retrouve dans son étymologie, le mot pornographie dérivant du grec ancien πορνογράφος / pornográphos2, lui-même un dérivé de πόρνη / pórnê signifiant « prostituée ». [1]

Le continent européen tire son nom actuel d’une femme de la mythologie grecque qui fut violée par le dieu Jupiter, qui avait pris la forme d’un taureau. Suite à cela, cette femme devint « la Reine du Ciel. » Or, l’Union européenne utilise le symbole de cette femme assise sur la bête (aussi décrite dans Apocalypse 17) un peu partout: depuis Bruxelles jusqu’au Mur de Berlin. On retrouve ce symbole dans les vieux Deutschmark comme sur les nouvelles pièces d’euros (image liée: [http://i46.servimg.com/u/f46/12/46/20/13/europe10.jpg]) ). Il figure même sur des timbres (image liée: [http://www.taurillon.org/local/cache-vignettes/L500xH369/Europe_Stamp_HR-8d204.jpg])) et sur une vieille carte de téléphone allemande.

La femme violée par Zeus dans la mythologie Grecque est une figure de Lilith violée par Satan dans le christianisme. C’est par cet esprit que l’Europe est animé, l’Esprit de Lilith, mère des prostitutions et des orgies. Voilà l’Esprit auquel se livrent nos contemporains par leur style de vie, leur mode, et leur libertinage qu’ils confondent avec la liberté. Ils sont esclave d’un esprit de pornographie, d’une culture qui dans son essence est pornographique, diabolique. Voilà l’une des raisons pour lesquelles on cherche à se débarrassé de la religion en Europe, puisque Europa, qui est Lilith, est la déesse adorée.

« Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. » Jean 4. 22

« C’est à cause des nombreuses prostitutions de la prostituée, Pleine d’attraits, habile enchanteresse, Qui vendait les nations par ses prostitutions Et les peuples par ses enchantements. » Nahum 3. 4

« La pornographie, écrit Amélie Nothomb, dans « Attentat » (1997), c'est ce qui parvient à susciter un simulacre de désir chez ceux qui ont eu trop de tout. C'est pourquoi, aujourd'hui, l'art dominant est pornographique: il est le seul qui parvient à attirer l'attention. »

Les hommes d’aujourd’hui veulent que les femmes suscite ce genre de désir chez eux. Ils ne conçoivent plus de se mettre en couple avec une femme qui ne leur fait pas comprendre d’une manière ou d’une autre, qu’elle est prête à se soumettre à tous les désirs pornographiques qu’il voudra, et de plus en plus de femmes se laissent posséder par cet esprit pornographique européen et Lilithéen, en pensant qu’elles trouveront le bonheur conjugal par là.

C’est comme si la femme d’aujourd’hui se disait: « Ce n’est pas le fait que j’ai des biens matériels, de l’argent, ou que je sois belle qui l’intéresse ; ce n’est pas parce que je suis fidèle, douce, intelligente ou loyale qui va compter le plus, c’est le fait que je sois pornographique. J’aurais beau avoir toutes ces qualités mais si je ne lui fait pas penser à une actrice du porno, mon couple ne tiendra pas car il me trompera avec une de ces filles ; si je n’ai pas les fesses d’une actrice de porno, il regardera les films X, et ce serait un échec pour moi, car cela signifierait que je ne le suffis pas ; si à près de soixante ans je ne ressemble pas à une petite fille de seize ans, si je ne suis pas rasée comme une petite fille de cinq ans, et si je n’ai pas ce qu’il lui faut pour qu’il soit sexuellement fou de moi, il ira voir ailleurs. Le sexe, ou plutôt, la pornographie, pour parler en langage moderne, est la clef du bonheur du couple » Ainsi, le couple qui est censé être basé sur des valeurs solides de confiance mutuelle, de solidarité, de fraternité, de loyauté, d’engagement à long terme, en vue de construire une famille, laisse peu à peu place à une relation basée exclusivement sur la pornographie, ou chacun des partenaires est choisi en fonction de son potentiel pornographique. Les couples modernes ont désormais pris comme modèles pour leur bonheur, les acteurs des films pornographiques. Il faut reproduire en privé, les scènes de la putain habillée en bonne ou en infirmière pour que l’homme « baise » par procuration aux actrices de pornographie qu’il regarde en cachette, ou parfois en compagnie de sa copine, il faut reproduire exactement les mêmes positions qu’on voit dans les acteurs de pornographie faire dans leurs scènes. La femme se plaît à être soumise, à jouer le rôle de putain que son partenaire du moment (oui, car les femmes d’aujourd’hui s’assument maintenant et n’hésitent pas à répéter avec un nombre considérables d’hommes ce genre de relation pornographique. C’est socialement accepté maintenant, alors on n’en a plus honte… bien au contraire, on en est même fière. Aujourd’hui la puterie est un honneur.) lui proposera ou qu’elle proposera elle-même, afin de vivre, ou de revivre des scènes pornographiques, et la pornographie devient le pilier de la relation de couple. Ainsi, l’autre ne devient plus qu’un objet consommable, interchangeable, qui n’a d’intérêt uniquement dans la mesure où il est rentable pornographiquement. Nous tomberons petit à petit dans le sadomasochisme, l’amour à trois puis à plusieurs, le monstre de l’esprit de prostitution n’étant jamais rassasié, comme les drogues il faut à chaque fois augmenter les doses pour avoir un peu plus de « sensations ».

De plus en plus d’hommes, dépendants de la pornographie « font sentir à leurs femmes qu’elles ne sont pas à la hauteur des vedettes pornos. Ils demandent: « Pourquoi ne me s…-t-elle pas comme une star porno? » Ce qu’ils veulent n’est pas réel. La pornographie détruit l’intimité. » [2](p. 84)

Vous verrez alors de plus en plus de femmes envahir les salles de sport afin de ressembler physiquement à la parfaite actrice porno pour l’homme qui la soumettra, l’humiliera et la dégradera en prenant son plaisir masturbatoire comme dans les films pornographique. Ils sont deux, mais c’est comme-ci l’homme était seul face à son écran en train de se masturbé. La femme n’est qu’une chose, un truc encombrant, un vide ordure pour les excréments de son partenaire… et elle en est fière. Les tenues vestimentaires de ses femmes sont alors directement inspirées de cette pornographie ambiante. Non seulement pour les rapports en privé, mais également, et de plus en plus, dans la vie de tous les jours. Ce sont généralement celles qui te sortent les genres de discours du type: « Tu resteras célibataire toute ta vie si tu ne t’habille pas un peu en pute, si tu ne mets pas des talons hauts ou moyen, des jeans moulants ou des jupes, ou encore des décolletés, et si tu ne te maquille pas. Il faut que tu leur fasses penser à des actrices porno, sinon tu resteras toujours toute seule. », Alors, la « génération porno » fera un carton. On s’habille désormais en « porno-chic », il faut, d’une manière ou d’une autre, éveiller le désir sexuel chez les hommes, ils sont tous attirés par les films pornographiques, alors si je veux ma chance il faut que je ressemble absolument à une actrice pornographique, il faut que d’une manière ou d’une autre j’éveille son désir sexuel pour moi, il faut qu’il comprenne qu’avec moi, il pourra réaliser tous ses fantasmes pornographique, que je serai pour lui une femme bien soumise, avec les formes qu’il aime, faisant les positions qu’il aime et subissant toutes les choses qu’il aimerai faire subir à ses femmes qu’il regarde dans les films sur internet, voilà, c’est ça l’amour pour moi, il n’y a que par la pornographie qu’on tient un mec. Et toutes les péta…. qui voudront me le voler, auront bien du souci à se faire, car je suis la plus grande des s…. au lit, mais attention! Juste avec mon homme bien sûr! »

« Les actrices sont des marionnettes, des produits femelles bien emballées. Privées de la moindre émotion, dépourvues de toute beauté authentique, elles semblent faites en plastique. La pornographie ne fait pas l’apologie du sexe, si l’on définit celui-ci comme étant une rencontre entre deux partenaires. Elle sert plutôt la cause de la masturbation, excitation solitaire qui exclut l’intimité et l’amour. Elle offre la possibilité de se bran… au détriment d’autrui. » [3] (p. 79)

« Shelley Lubben, qui a elle aussi été une actrice porno, abonde dans le même sens. « Tu dois faire ce qu’on te demande, explique-t-elle. La concurrence est trop forte. Ils peuvent toujours trouver d’autres filles. » [4] (p. 83)

Voilà les trois phrases qui font littéralement flippé « la génération porno ». Elles se soumettent à tous ce que demande leur partenaire, en y prenant même du plaisir pour beaucoup, elle veulent tout faire pour leur homme sans la moindre concession, car, comme dans les films pornos, « la concurrence est trop forte ». Aujourd’hui, n’importe qu’elle femme soit prête à subir les pires humiliations de la part d’un homme. A subir la sodomie, à être étranglée, giflée, crachée dessus, violentée ; à s’habiller avec des talons, des décolletés, des mini-jupes, à se maquiller, à mettre des jeans moulants ; n’importe quelle femme est prête à se sacrifiée pour avoir un corps de rêve comme les actrices de pornographie ; à avoir des fesses bien bombées, un ventre plat malgré l’accouchement, des lèvres pulpeuses, des seins bombées et des cuisses bien fermes ; et si les exercices de la salle de sport ne suffisent pas, on aura recours à la chirurgie, car il n’y a que les actrices de pornographie qui plaisent aux hommes aujourd’hui, se persuadent-elles de manière consciente ou on, un homme ne s’intéresse pas aux femmes vertueuses, au femmes qui croient en Dieu et qui préfèrent être soumise à un seul mari en gardant sa dignité, les hommes ne veulent plus des femmes qui savent tenir un foyer et s’occuper des enfants, ils ne veulent plus des femmes qui ont des principes ; ils veulent des femmes libres, c’est-à-dire des femmes soumises sexuellement à tous les hommes ; c’est un honneur pour elles d’être désirées par des hommes dans la rue comme si elles étaient des actrices de pornographie ; elles aiment éveiller le désir sexuel chez les hommes et leur donner envie de se masturber, en mettant en avant leur forme, leur dos cambré qui se dessine grâce à leurs talons qui en même temps affinent leurs jambes, le jean serré qui va bombé leurs fesses, le petit décolleté d’apparence anodine dans lequel des regards vont pouvoir plongés, des robes ou des jupes de manières à ce que les jambes puissent être mise en valeur.

Tout comme les actrices pornos « elles se sentent comme des célébrités, attirent l’attention. Elles cherchent avant tout à être sous les projecteurs, à mettre leur ego en valeur, à gagner en notoriété. Elles ne sont pas conscientes de l’avilissement qu’on leur fait subir. Elles sont d’une génération qui a grandi devant le porno. » [5] (p. 83)

« La prostitution, le vin et le moût, font perdre le sens, Car l’esprit de prostitution égare, Et ils se prostituent loin de leur Dieu. » Osée 4. 11

On aura alors de plus en plus de photos suggestives sur les réseaux sociaux comme par exemple facebook où le but est de montrer son potentiel sexuel. On montre à quel point notre maquillage est sexy, nos tenues décolletés, à quel point on est sportive, alors ça s’inscrit dans les salles de sport, non pas pour la santé physique, mais pour éveiller encore et toujours ce fameux désir sexuel comme savent le faire les actrices des films porno, on travaillera surtout le fessier et la cambrure, puis la fermeté des cuisses, il faut vivre avec son temps. Aujourd’hui une femme qui ne ressemble pas à une actrice X est démodée, aucun homme ne s’intéressera à elle. Facebook devient alors une plateforme idéale pour montrer à quel point on est pornographique, désirable physiquement et sexuellement. Les soirées et les boites de nuits sont également des lieux idéaux afin d’être pris en photos dans la tenue la plus pornographique qui soit, ou bien subtilement pornographiques pour les plus « discrètes ». Mais tout tourne autour du porno.

« La pornographie est parvenue à sa conclusion logique. Après avoir réduit les femmes au statut de marchandises sexuelles, elle les a privées de leurs qualités d’êtres humains. Elle a aussi gagné la guerre culturelle. Pornographie et commerce grand public ne font plus qu’un. Les photos utilisées par les studios Wicked pour leur publicité pourraient avoir été empruntées à un catalogue de Victoria’s Secret. Soutiens-gorge et slips en dentelle, candélabres, talons aiguilles, cheveux au vent, colliers de perles et dos cambrés sont devenus de véritables symboles de la culture de masse. » [6] (p. 116)

« Leur œuvre ne leur permettent pas de revenir à leur Dieu, Parce que l’esprit de prostitution est au milieu d’eux, Et parce qu’ils ne connaissent pas l’Éternel. » Osée 5. 4

Comme pour le commerce, si l’on veut attirer le client, s’assurer de sa fidélité, il faut être compétitif, prêt à tous les sacrifices, autrement il ira voir ailleurs. S’il faut alors traiter comme un moins que rien par son homme, subir les pires humiliations, se mutiler le corps, être un objet de désir sexuel pour les personnes dans la rue, il faut se soumettre, car le client est roi. De même que celui qui n’a aucune conscience morale dans le commerce est prêt à toutes les prostitutions pour garder un client, de la même manière, les femmes de la » génération porno » sont prêtes à tout pour plaire aux hommes. « On me donnait parfois une serviette de papier pour m’essuyer le visage, mais il arrivait qu’on me dise: « Ne nous touche pas. Tu es dégueulasse. » Je me souviens de la première fois que j’ai eu le visage plein de sperme. J’étais écœurée, mais j’ai assuré. J’ai fait semblant d’avoir aimé tout ce qu’ils m’avaient fait. J’étais fière d’être une actrice de « gonzo ». C’est ce qui m’a rendue célèbre. » (p. 86) tout comme l’actrice de pornographie, la femme possédée par l’esprit de pornographie fera comprendre qu’elle est compétitive sur le marché. Qu’elle est le meilleur coup que son partenaire puisse avoir. D’autres hommes sauront la satisfaire s’il ne se soumet pas à sa volonté, à ses moindres caprices. Le sexe est désormais pour elle un moyen d’avoir le pouvoir. Les sacrifices et les humiliations en valaient la peine, car ce n’est que de cette manière qu’on tient un homme, pense-t-elle. De toutes façon ils sont tous les mêmes.

Ne vouloir plaire qu’à un seul homme est devenu démodé. Il faut être exhibitionniste, il faut que tous les hommes voient à quel point mon homme a de la chance d’être avec une femme aussi pornographique, avec une actrice sans personnalité, sans dignité, sans conscience et sans âme.

« La pornographie est désormais partie prenante de la culture, en particulier chez les jeunes, pour qui l’humiliation, la brutalité, le viol et les autres formes de violence deviennent socialement acceptables une fois éliminé tout risque de sanction. Le pouvoir absolu sur autrui s’exerce presque toujours au travers du sadisme sexuel. »

Ainsi, par sa violence sur la femme pendant les rapports sexuels, l’homme a le sentiment de réaliser son fantasme de toute puissance sur la femme, en faisant d’elle tout ce qu’il veut, en l’humiliant et en l’insultant, et la femme, elle aussi, en rendant l’homme dépendant d’elle sexuellement, a le sentiment de la même manière, le sentiment de toute-puissance sur l’homme. Elle pense que l’homme va l’aimer s’il est sexuellement soumis à elle. Elle échange sa dignité humaine à cause de sa soif de toute puissance sur les hommes, et son désir de vengeance des hommes par lesquels elle s’est sentie blessée. À travers la pornographie c’est une haine sans merci entre l’homme et la femme, ou chacun se sert de ce mobile pour se venger des frustrations que l’autre sexe lui a fait subir.

« Cette brutale imitation de la sexualité est devenue synonyme d’émancipation. La mode s’inspire de la pornographie ; les vidéos clips mettent en scène des vedettes pornos et miment des scènes à l’avenant ; la publicité exploite abondamment la puissance d’impact du genre. Le langage, la brutalité et la faillite morale de la pornographie façonnent désormais la culture populaire. Il existe un lien direct entre l’absence de sentiments propre à la culture porno et ces soirées où des étudiants se saoulent, ont des relations sexuelles puis ne se parlent plus. La pornographie affirme que les femmes, qu’elles en soient conscientes ou non, sont des objets, des prostituées qui ne sont bonnes qu’à être dominées et rudoyées. Sitôt qu’ils ont obtenu ce qu’ils attendent, les hommes peuvent s’en débarrasser. » [7] (p. 116)

Ces femmes, qui s’habillent à la mode porno, qui confondent la beauté physique avec le fait d’être sexy, ou qui pensent qu’il suffit d’être classe pour ne pas être vulgaire, elles confondent alors l’élégance au « porno-chic », ne se rendent pas compte que d’une part elles alimentent un marché inhumain qui exploite leur image à des fins commerciaux, et d’autre part que les hommes à qui elles plaisent de cette manière, ne les aime pas.

« L’essentiel de mon travail est de satisfaire les désirs d’hommes qui, à la base, se soucient peu des femmes et veulent voir d’autres hommes les venger de celles qu’ils n’ont pas su séduire quand ils étaient jeunes, confie Bill Margold, acteur et producteur de pornographie. Je suis convaincu de ce que j’avance, et les gens de l’industrie détestent ma franchise. […] Quand nous éjac….. au visage d’une femme ou que nous la brutalisons, nous vengeons nos clients de leurs illusions perdues. J’en suis persuadé. On m’a félicité pour les actes répréhensibles que j’ai commis dans des films. Quand j’étrangle, sodo…. ou brutalise une personne, le public m’acclame, puis, quand mon désir tordu a été assouvi, on m’ovationne. » [8]

Il n’est alors pas du tout étonnant, dans un pays de plus en plus individualiste, qui n’a aucun respect des valeurs morales, qui méprise la religion, tombe dans la pornographie, dans ses plus basses pulsions et qu’elle appel ensuite cela: liberté, émancipation.

« Ils mangeront sans se rassasier, Ils se prostitueront sans multiplier, Parce qu’ils ont abandonné l’Éternel et ses commandements. » Osée 4. 10

LA STATUE

Références:

[1] Wikipédia

[2] Chris Edge, « L’empire de l’illusion », la mort de la culture et le triomphe du spectacle.

[3] Ibid.

[4] Ibid.

[5] Ibid.

[6] Ibid.

[7] Ibid.

[8] Ibid.

Oui tout à fait l'argent et le matériels ne remplacent pas le contact et les relations avec la société bien sur avec qui le mérite.

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un grand humaniste!

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combien d'entre nous parle avec son voisin?!!

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Le souci de l'apparence, le regard des autres,Apparences souci primordiale de notre société actuelle...

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