Ma matinée a été assez agitée...

Ma matinée a été assez agitée. En effet, j'ai eu beaucoup de choses à faire en peu de temps. Et j'avoue que celles-ci m'ont un peu épuisées. Par ailleurs, normalement, je devrai me remettre à la rédaction de mon livre sur les « Origines idéologiques et ésotériques du Nazisme ». Ces derniers jours, pris par ce débat qui bouscule les esprits et les consciences, il progresse peu. Il avance tout de même, rassurez-vous. Cependant, comme les questions qu'il évoque sont fondamentales – du moins, à mes yeux -, je ne peux les laisser de coté.

Les réactions à mes textes sur Dieu et la Religion sont nombreuses, diverses, et variées. Elles viennent de tous les horizons, de personnes de toutes origines, de tous milieux, de toutes confessions – ou pas -, de philosophies et de cultures hétéroclites. J'avoue que c'est, dès lors, très enrichissant, passionnant, exaltant, fascinant, d'y prendre part. Certes, quelques individus tentent, en vain, de me bousculer. D'autres m'insultent, me vilipendent, me vouent aux flammes de l'Enfer, etc. Je leur répond, lorsque c'est le cas ; comme je réponds à n'importe quel commentaire pour lequel il me paraît important d'y apporter un argument qui me semble nécessaire. Pour autant, malgré leurs vociférations parfois, malgré leurs invectives, je demeure un homme sensé, doué d’un minimum d'intelligence et de raison. Et si je leur répond par mon argumentation – qu'elles n'entendent pas, ou ne veulent pas entendre, le plus souvent -, je le fais dans cet état d'esprit.

En fait, il n'y a que ceux et celles qui insistent dans leur désir de me faire adhérer à leurs idées coûte que coûte, de gré ou de force, qui m'exaspèrent et m'irritent. Car, dans ce cas, aucun échange n'est possible, aucune réflexion raisonnée, intelligente, sensée, n'est viable. De plus, généralement, ils interviennent alors que je suis concentré sur la rédaction de mon ouvrage sur le Nazisme. Et quand je leur répond par mes arguments, ils reviennent à la charge sans cesse. Et après, j'ai beaucoup de mal à reprendre le fil de mes idées, alors qu'il s'agit d'un sujet complexe, difficile, nécessitant concentration et réflexion, sur lequel je me penche. Mais ils n'en n'ont cure. Leur but est de me faire plier à tout prix à leur vision des choses.

Ils n'y parviennent jamais. Parce que les arguments qu'ils m'avancent sont aisément réfutables. Quel que soit l'angle d'attaque de leur argumentation, les réponses que je peux leur fournir sont nombreuses et diverses. Que l'on me croit ou non, peu importe. Mais j'ai étudié, disséqué, exploré, approfondi le thème de Dieu, et de la Religion, durant près de deux décennies. Et quelle que soit la religion monothéiste évoquée. Au fil de ces recherches, et là encore peu importe ce qu'en pensent mes détracteurs, j'ai analysé, creusé, décodé, les mécanismes qui ont permis à ces religions d’apparaître, à l'époque où elles sont nées. Les causes historiques, philosophiques, intellectuelles, sociales, traditionnelles, etc. qui ont fait qu'elles ont pu émerger, puis s'étendre. J'ai suivi le fil de l'élaboration de leurs textes fondateurs, qu'est ce qui a motivé leur rédaction, pourquoi tel texte a été privilégié au profit de tel autre ; telle idée, telle formulation, telle idéologie, telle parabole ou symbolique, telle vision de la morale, etc., plutôt qu'une autre. Sur quelle mythologie locale ou intégrée au fur et à mesure de leur extension, elles se sont appuyées. Bref, tout cela est, non seulement connu par moi du fait de mes recherches dans ce domaine ; mais également de nombreux autres chercheurs spécialisés.

Comme pour n'importe quel autre sujet étudié de façon la plus rigoureuse, la plus sérieuse – et en dehors de tout dogme ou idée religieuse préconçue – possible, les réponses existent. Il suffit de les chercher. Il suffit de lire les ouvrages des professionnels ayant travaillé des années durant, et en se basant sur des données fiables, incontestables et incontestées, rigoureuses, etc, leur permettant d'avancer les enseignements qu'ils en ont tiré. Mème sans lire tous leurs ouvrages systématiquement, des résumés de ceux-ci existent sur de nombreux sites internet. A la télévision, à la radio, dans les journaux – peu importe -, il y a des documentaires, des articles, des débats innombrables, apportant des informations très riches, passionnantes, fascinantes. Elles sont à portée de main pour qui veut en apprendre davantage.

C'est mon cas. Ça l'a toujours été, et ce le sera toujours. Je lis énormément. J'ai effectué énormément de recherches à la Bibliothèque Nationale lorsque j'y travaillais. Ensuite, j'ai poursuivi, et aujourd'hui encore, dès que de nouvelles données sont à disposition, je m'y plonge. Je visionne également beaucoup de documentaires, de débats. Bref, je m'informe au jour le jour, continuellement, inlassablement, afin d'affiner mon regard et ma perception de ces sujets. C'est ainsi que je me fais ma propre opinion. Non pas en me basant sur une unique source de renseignements. Mais en confrontant toutes celles que j'ai lu, visionné, entendu. En réfléchissant par moi-même sur la pertinence des arguments présentés. En me disant « j'ai plus confiance en celle-ci plutôt que l'autre. » par exemple. En les remettant régulièrement à jour au gré des nouvelles connaissances auxquelles j'ai accès par la suite. Puis, finalement, et temporairement – puisqu'il y a toujours des informations supplémentaires qui viennent étayer les précédentes -, je me forge mes propres conclusions. Et ce, je le répète, dans n'importe quel domaine du Savoir que je suis avec attention, passion, intérêt, fascination.

Evidemment, malgré la curiosité insatiable dans maints aspects de la Connaissance, qui m'anime, je ne sais et ne saurai jamais tout ce qu'il est concevable de savoir. Je demeure humble face à l'étendue de mon ignorance pour une multitude de thèmes. Je suis conscient de n’être qu'un grain de sable perdu parmi la multitude d'autres que comptent les membres de l'Humanité. Cependant, j'ai remarqué, depuis que j'ai commencé à publier des textes sur des sujets tels que celui-ci qui me sont particulièrement chers, que de nombreuses personnes me lisaient, me demandaient mon avis, m'interrogeaient sur ma vision des choses.

Je n'en tire ni gloire, ni honneur, que vous me croyiez ou non n'a aucune importance – je m'adresse à mes détracteurs. J'ai toujours eu pour habitude – pour des raisons qui me sont personnelles, et que seuls ceux et celles qui ont lu mon autobiographie partielle, peuvent éventuellement un peu comprendre – de demeurer dans l'ombre. Je suis quelqu'un qui ne me mets jamais en avant. Cela me révulse, parce que mon intention n'est pas de tirer orgueil ni gloire de l'homme que je suis, de ce que je sais – ou pas -, de ce qui m'anime au fond de mon cœur, de mon esprit, de mon âme.

Cependant, si modestement, je peux contribuer, par mes textes, par mes analyses, par mes recherches, par ce que je suis tout simplement, à repousser cet obscurantisme dont le monde est la proie, je n'hésite pas une seule seconde. A mon petit niveau, avec mes petits moyens, mes petites possibilités, mes maigres capacités, je m'y emploie, et je continuerai de m'y employer. Quel qu'en soit le risque, tant pis si des armées de dévots se lèvent pour me vouer aux flammes de l'Enfer, je n'en n'ai cure. Ils ne me font pas peur, ils ne m'impressionnent pas.

Et si je le fais, c'est pour une raison très simple: personnellement, j'ai déjà été confronté à des Croyants fanatiques, crédules, naïfs, se raccrochant à la Religion comme si les textes religieux, les dogmes, le Dieu auquel ils croyaient, étaient le fondement même de leur existence. Comme si rien d'autre n'existait, ne devait et ne pouvait exister. J'ai constaté de mes yeux les dégâts irréparables, la folie, la haine, la violence, l'intolérance, l'annihilation de la raison et de l'intelligence, où cela pouvait conduire. Les morts, les victimes sectaires, le fanatisme, le manque d'humanité, qui en surgissait.

D'autre part, comme je l'ai déjà dit, et avant que je n'ai conscience de cela, en tant que chercheur, j'ai étudié ce qu'est le « phénomène religieux ». J'ai étudié ce qui a amené ce qui était au départ des sectes locales – le Christianisme notamment, qui, jusqu’à ce que l'Empereur Romain Constantin s'y convertisse, et son Empire avec – était considéré comme une secte. J'ai analysé de quelle manière les religions monothéiste ont grandi, évolué, se sont répandu de par le monde. L'amour qu'elles péchaient, mais la haine et la violence qu'elles exerçaient. Le Djihad, l'Inquisition, les Croisades, les conversions forcées, les intérêts politiques, financiers, personnels, j'en passe. Les manipulations, les modifications de textes religieux afin qu'ils se conforment à la vision du monde que tel ou tel en a. Cela a été le cas avec la Bible, la Torah, ou le Coran. Dont o choisit les préceptes, les passages, en fonction de telle ou telle motivation. Et l'on cache, on dissimule, d'autres passages qui ne conviennent pas parce qu'ils ne correspondent pas à ce que l'on veut y voir. Les interprétations qui en sont faites en fonction des événements, des idées, que l'on veut faire passer. Les meurtres, les tortures, les violences, les guerres, que l'on mène en leur nom.

Le pire, je crois, est quand tel ou tel explique que ce ne sont pas les préceptes qui y sont inscrits qui sont les coupables. Mais que ce sont les hommes, et uniquement les hommes, qui sont coupables. Lorsque l'on me dit que Dieu et ses enseignements sont parfaits, mais que c'est l'homme qui est imparfait. Evidemment, c'est tellement plus pratique, tellement plus facile. Quand on sait que ces textes ont été rédigés par des hommes, pour être enseignés à d'autres hommes, eh bien, ceux-ci sont à l'image de l'imperfection de l'homme. Ne pas mêler Dieu là ou il ne se trouve pas. Les préceptes inscrits dans ces livres sont a l'image de l'idéal humain de ce que devrait être l'homme. Dieu n'a rien à voir là-dedans. Les religieux, les Croyants, parlent au nom de Dieu, comme s'ils connaissaient ses désirs, ses volontés, pour l'Humanité. Alors qu’aucune preuve preuve physique, tangible, matérielle, aucune trace passée ou présente, aucune matérialisation, rien, si ce n'est des textes poussiéreux datant de plusieurs milliers d'années nous disent ce que l'on doit croire.

Certains me diront que la perfection de l'âme humaine, la spécificité de l'Homme, de son intelligence, la perfection de l'Univers pour qu'il ait pu engendrer une espèce comme la notre, tous ces indices démontrent que la présence de Dieu existe. Faux. Premièrement, parce que si ce n'est les religieux, personne n'est capable de prouver que l'Univers est perfection. Perfection par rapport à quoi, par rapport à quel autre univers, par rapport a quel autre modèle? Il n'y en a pas d'autre ; si ce n'est ceux que la physique quantique et que les équations théorisent, mais qui répondent à des normes en lien avec des normes applicables dans le notre. Deuxièmement: grâce aux découvertes de l'exploration spatiale, notamment de ces dernières années, nous savons que des planètes en dehors du système solaire, et tournant autour d'étoiles semblables à la notre, existent. Depuis peu, nous savons aussi que des planètes potentiellement habitables existent. Sachant encore depuis peu que le noyau des comètes, tel que l'a démontré l'expédition récente d'un robot ayant posé le pied sur l'une de celles qui passait a proximité de la Terre, que les briques fondamentales permettant à la vie de naître sur une planète comme la notre, il est évident que celle-ci n'a pas été la seule a être « fécondée ». Il existe des myriades de comètes à travers l'univers, et des myriades de planètes équivalentes à la notre qui ont potentiellement pu être fécondée lorsque des comètes s'y sont écrasées. Cela a été le cas à l'époque où la Terre s'est formée, il y 4,5 milliards d'années. Percutant notre planète, cette comète a essaimé ces briques fondamentales qui ont ensuite permis à la vie d'éclore progressivement. En partant de ce principe pour notre Terre, il est sûr que d'autres mondes ont vécu ce même phénomène. Malheureusement, pour le moment, notre science et nos capacités de déplacement dans l'espace sont limitées. Mais un jour viendra ou l'Homme franchira les limites de notre Système Solaire – d'ici mille, deux milles, dix milles ans, nul ne le sait - ; mais c'est une certitude scientifique incontestée et incontestable. Y compris malgré les aléas climatiques, de civilisation, auxquels nous sommes confrontés actuellement – mais n'en n'a t'il pas toujours été le cas depuis plus de trois millions d'années que l'espèce hominidé existe!!! En tout état de cause, un jour, notre espèce intelligente finira par en rencontrer une autre. Et ce jour là, cette solitude, cette peur, cette angoisse, d’être perdus et abandonnés,, si viscérale chez l'homme, disparaîtra. Ce besoin de se raccrocher a un Dieu invisible, impalpable, indémontrable matériellement, se réduira comme peau de chagrin. Parce que cet « autre » nous démontrera, par sa présence, par son existence, par son intelligence, par sa civilisation, que Dieu n'a rien a voir avec le fait qu'elle ait été engendrée. Et si Dieu ne l'a pas engendrée, forcément, il n'a pas engendré la notre non plus. D'autre part, il est vraisemblable que cette autre espèce ne croira pas à une « Déité » telle que nous la concevons humainement. Ses fondements idéologiques, sociaux, historiques, philosophiques… et religieux, seront complètement différents des nôtres. Et s'il y a une chose dont je suis certain, c'est qu'ils nous déstabiliseront profondément, qu'ils remettront en cause nos certitudes quant à ce qu'est Dieu, et ses préceptes.

Ces exoplanètes existent, nous le savons déjà, et les scientifiques en découvrent de nouvelles régulièrement. Ce n'est donc plus qu'une question de temps. Comme c'est une question de temps que la conséquence de ces découvertes renversent ces certitudes religieuses si profondément ancrées en beaucoup de croyants. Quant à la mort, l'Au-delà, l’Âme, etc., les scientifiques ont également fait beaucoup de progrès quant à la possibilité de rallonger la vie. Alors que la médecine ne cesse de progresser, que l'homme devient réparable » grâce aux progrès de la chirurgie, grâce à la neuroscience, aux organes artificiels, etc. l'espérance de vie ne cesse de se rallonger. Certains chercheurs suggèrent mème que, d'ici peu, l'Homme pourra vivre plusieurs centaines d'années, voire davantage. Ce qui ouvre des perspectives vertigineuses quant à l'immortalité de l'âme et à son passage dans un éventuel autre monde après notre mort. Et là aussi, amène a réfléchir aux implications religieuses liées à un au-delà paradisiaque ou infernal.

Car, en fait, lorsqu'on va un peu plus loin dans ce raisonnement, qu'est ce qui est le moteur principal de la religion: tout simplement la peur. La peur de mourir, de souffrir, de pécher, la peur d’être seul, abandonné, de ne pas avoir d'aide quand c'est nécessaire ; la peur de ne pas aimé ou d’être aimé, etc. Et l'espoir qui résulte de cette peur lorsqu'on se raccroche aux dogmes religieux qui sont censé aider chacun à surmonter ses doutes, ses frayeurs, ses blessures, ses misères. Cette peur est alors entretenue, afin que la Religion soit la seule a pouvoir susciter l'espoir en quelque chose de meilleur après notre mort ou ici bas, en fonction des circonstances. Elle permet à l'homme de se dépasser – ce qui, en soi, n'est pas une mauvaise chose ; une bonne éventuellement. Mais, généralement, ces sentiments sont dévoyés, utilisés, bafoués, utilisés afin de soumettre tout un chacun à l'unique vérité que la religion concernée défend. Toute autre manière d'envisager le monde, l'homme, l'univers, toutes les autres et multiples vérités que recèlent le monde, issues de l'intelligence et du raisonnement humain sont bannis. Ils sont réprouvés, repoussés, détruits. Il faut les faire reculer coûte que coûte, par n'importe quel moyen. Afin que la domination de la Religion soit totale, que la soumission des hommes à celle-ci ne soit pas remises en cause. Jamais.

C'est ce visage que nous montre la religion depuis des milliers d'années ; et actuellement aussi, avec ses crispations, ses violences, ses diatribes venimeuses envers ceux et celles qui osent s'élever contre l'obscurantisme qu'elle diffuse. Si certaines personnes qui me lisent, et ferventes croyantes, sont aussi vindicatives, haineuses, insultantes, insistantes, à mon encontre, c'est pour cette raison. Comme elles ne peuvent envisager la vie sans Dieu et la Religion, il est nécessaire que ceux qui ne voient pas le monde, l'univers, l'homme, comme elles, soient convertis. A leurs yeux, il est intolérable, inadmissible, « impossible », qu'on n'adhère pas à leurs certitudes. Parce que ces personnes différentes d'elles instillent le doute, fragilisent leur foi. Or, en Religion, le doute n'est pas toléré, les questionnements vis à vis de la foi et de sa signification non plus. La vérité est absolue, unique, indéfectible. Commencer à douter est remettre en cause l'ensemble de l'édifice auquel elles se raccrochent pour donner un sens a leur vie.

Or, lorsque je ne vais pas dans leur sens, lorsque je brandis mes arguments, ces individus en souffrent. Le doute que je divulgue, les explications rationnelles, scientifiques, historiques, intellectuelles, philosophiques, etc., elles ne peuvent les accepter. Il faut les éradiquer. Et plus elles s’aperçoivent que leurs positions n'ont aucune prise sur moi – ou quelqu'un d'autre qui se réclame athée, et disant tout haut que « Dieu n'existe pas », leur violence redouble. Il faut faire taire le fauteur de troubles à tout prix. Elles le harcèlent de leurs passages tirés du Coran ou de la Bible, afin de lui crier: « Regarde comme j'ai raison, c'est écrit là. Cela a été écrit bien avant ce que tu nous impose à voir, et que nous ne voulons pas voir. ». Or, pour en revenir au début de mon texte, du fait que je ne crois pas en Dieu, que je ne crois pas en ces textes religieux pour toutes les raisons que j'ai énoncées plus haut, et que j'ai relaté dans maints d'autres textes personnels, ils ne me touchent pas. A leur grand dam, a leur grand étonnement, a leur grande douleur, ils n'ont aucune ascendance sur ma pensée et ma philosophie nées de mon parcours personnel, de mes travaux, de mes réflexions intellectuelles, de mes lectures, de mes observations.

Il est tout de même intéressant de noter que, dans ce cas là, ces personnes brandissent leurs versets du Coran, leurs passages de la Bible, pour justifier leurs arguments. Comme si elles étaient incapables de raisonner ou de réfléchir en dehors de ce que la religion leur a enseigné. Comme si leur individualité toute entière était prisonnière des dogmes qu'ils ont appris concernant leur foi. Souvent, je leur pose la question: « mais toi, personnellement, en dehors de ce que ce texte religieux te dit, quel est ton opinion, ta vision, du monde, de l'homme, etc? ». Souvent, elles ne comprennent pas le sens de ma question, et remettent en avant un autre passage de la Bible, de la Torah, ou du Coran. Alors que ce n'est pas la question que je leur ai posé. Je voulais les entendre parler par elles-mêmes, en dehors de toute influence religieuse ou théologique. Comme si elles en étaient incapables. D'ailleurs, certaines personnes me l'ont affirmé, mon individualité et ma croyance ne font qu'un. Alors qu'en ce qui me concerne, les différents aspects de ma personnalité, de mon individualité, ne sont pas forcément enchaînés les uns aux autres. En fonction de la manière dont j'aborde tel ou tel sujet – historique, philosophique, social, scientifique, conceptuel, actuel, littéraire, etc. -, mes arguments peuvent différer, voire, être contradictoires. Car, tout cela, finalement, n'est qu'une question de point de vue ou l'on se place.

Néanmoins, pour ces personnes, cette option est impossible à envisager. Elles sont incapables de songer que d'autres manières de regarder le monde, l'univers, l'homme, elles-mêmes, sont concevables et réalisables. Non, il n'y a qu'une seule façon, une unique et inébranlable manière. Tout le reste est un danger pour leur foi, leur croyance.

Alors qu'en ce qui me concerne, le doute est la seule certitude qui existe. Et c'est grâce aux doutes que j'ai que je peux imaginer d'autres solutions, d'autres éventualités, d'autres innombrables vérités, etc. permettant à ma curiosité insatiable d’être assouvie… momentanément. Jusqu’à ce qu'un nouveau fait, jusqu’à ce qu'une nouvelle option, jusqu’à ce qu'une nouvelle porte s'ouvre devant moi, et que je veuille l'ouvrir davantage pour l'explorer ; et ainsi progresser par moi-même sur le chemin de vie que j'ai choisi de suivre. Sur ce chemin de vie ou aucun Dieu, ou aucun dogme, ou aucune vérité, e m’enchaîne à une vision des choses qui, je le sais, demain, peut être totalement remise en cause par ce que je vais découvrir d'une facette de la réalité que je ne connais pas encore. Et qui, comme les précédentes, m'enrichira, m'ouvrira à d'autres pensées, à d'autres connaissances, à d'autres philosophies, a d'autres raisonnements. Que je partagerai, qui plus est, avec tous ceux et toutes celles qui ont cette même démarche que moi, qui est d'accepter ce qui est différent, ce qui remet en cause, ce qui critique, ce qui déboulonne, ce qui renverse, ce que certains et certaines considèrent que ce qu'ils croient ne doit jamais être remis en cause.

Nul doute que ces personnes n'ont pas compris qu'avec moi, revendiquer le fait que « Dieu n'existe pas » - selon moi – revendiquer que j'ai le droit – le devoir – de critiquer, de m'attaquer à ces préceptes que je considère comme obscurantistes, est mon droit ; et que nul ne peut me l’ôter. Qu'il y a beaucoup de gens de par le monde, qui apprécient mes textes, qui les attendent avec impatience pour certains, parce qu'ils viennent alimenter leur propre réflexion et interrogations sur les sujets que j'aborde. Et que, si minime, si petite que soit ma condition humaine, j'ai le droit d'apporter mon humble pierre au gigantesque édifice qui consiste à repousser l'ignorance, la crédulité, la bêtise, la violence, la haine, l'intolérance, aussi loin que possible. Et que ce n'est pas pour cette raison que je suis plus orgueilleux, que je me sens plus important, plus suffisant, que les autres. Juste animé du désir d'apporter un peu de moi-même, de ce que je suis, de ce que je sais, de ce qui fait de moi l'homme qui écrit ces lignes, à ceux et celles qui souhaitent le découvrir...

dominique29600 · https://www.facebook.com/pages/Caen-France/111745475518772Ma matinée a été assez agitée. En effet, j'ai eu beaucoup de choses à faire en peu de temps. Et j'avoue que celles-ci m'ont un peu épuisées. Par ailleurs, normalement, je devrai me remettre à la rédaction de mon livre sur les « Origines idéologiques et ésotériques du Nazisme ». Ces derniers jours, pris par ce débat qui bouscule les esprits et les consciences, il progresse peu. Il avance tout de même, rassurez-vous. Cependant, comme les questions qu'il évoque sont fondamentales – du moins, à mes yeux -, je ne peux les laisser de coté.

Les réactions à mes textes sur Dieu et la Religion sont nombreuses, diverses, et variées. Elles viennent de tous les horizons, de personnes de toutes origines, de tous milieux, de toutes confessions – ou pas -, de philosophies et de cultures hétéroclites. J'avoue que c'est, dès lors, très enrichissant, passionnant, exaltant, fascinant, d'y prendre part. Certes, quelques individus tentent, en vain, de me bousculer. D'autres m'insultent, me vilipendent, me vouent aux flammes de l'Enfer, etc. Je leur répond, lorsque c'est le cas ; comme je réponds à n'importe quel commentaire pour lequel il me paraît important d'y apporter un argument qui me semble nécessaire. Pour autant, malgré leurs vociférations parfois, malgré leurs invectives, je demeure un homme sensé, doué d’un minimum d'intelligence et de raison. Et si je leur répond par mon argumentation – qu'elles n'entendent pas, ou ne veulent pas entendre, le plus souvent -, je le fais dans cet état d'esprit.

En fait, il n'y a que ceux et celles qui insistent dans leur désir de me faire adhérer à leurs idées coûte que coûte, de gré ou de force, qui m'exaspèrent et m'irritent. Car, dans ce cas, aucun échange n'est possible, aucune réflexion raisonnée, intelligente, sensée, n'est viable. De plus, généralement, ils interviennent alors que je suis concentré sur la rédaction de mon ouvrage sur le Nazisme. Et quand je leur répond par mes arguments, ils reviennent à la charge sans cesse. Et après, j'ai beaucoup de mal à reprendre le fil de mes idées, alors qu'il s'agit d'un sujet complexe, difficile, nécessitant concentration et réflexion, sur lequel je me penche. Mais ils n'en n'ont cure. Leur but est de me faire plier à tout prix à leur vision des choses.

Ils n'y parviennent jamais. Parce que les arguments qu'ils m'avancent sont aisément réfutables. Quel que soit l'angle d'attaque de leur argumentation, les réponses que je peux leur fournir sont nombreuses et diverses. Que l'on me croit ou non, peu importe. Mais j'ai étudié, disséqué, exploré, approfondi le thème de Dieu, et de la Religion, durant près de deux décennies. Et quelle que soit la religion monothéiste évoquée. Au fil de ces recherches, et là encore peu importe ce qu'en pensent mes détracteurs, j'ai analysé, creusé, décodé, les mécanismes qui ont permis à ces religions d’apparaître, à l'époque où elles sont nées. Les causes historiques, philosophiques, intellectuelles, sociales, traditionnelles, etc. qui ont fait qu'elles ont pu émerger, puis s'étendre. J'ai suivi le fil de l'élaboration de leurs textes fondateurs, qu'est ce qui a motivé leur rédaction, pourquoi tel texte a été privilégié au profit de tel autre ; telle idée, telle formulation, telle idéologie, telle parabole ou symbolique, telle vision de la morale, etc., plutôt qu'une autre. Sur quelle mythologie locale ou intégrée au fur et à mesure de leur extension, elles se sont appuyées. Bref, tout cela est, non seulement connu par moi du fait de mes recherches dans ce domaine ; mais également de nombreux autres chercheurs spécialisés.

Comme pour n'importe quel autre sujet étudié de façon la plus rigoureuse, la plus sérieuse – et en dehors de tout dogme ou idée religieuse préconçue – possible, les réponses existent. Il suffit de les chercher. Il suffit de lire les ouvrages des professionnels ayant travaillé des années durant, et en se basant sur des données fiables, incontestables et incontestées, rigoureuses, etc, leur permettant d'avancer les enseignements qu'ils en ont tiré. Mème sans lire tous leurs ouvrages systématiquement, des résumés de ceux-ci existent sur de nombreux sites internet. A la télévision, à la radio, dans les journaux – peu importe -, il y a des documentaires, des articles, des débats innombrables, apportant des informations très riches, passionnantes, fascinantes. Elles sont à portée de main pour qui veut en apprendre davantage.

C'est mon cas. Ça l'a toujours été, et ce le sera toujours. Je lis énormément. J'ai effectué énormément de recherches à la Bibliothèque Nationale lorsque j'y travaillais. Ensuite, j'ai poursuivi, et aujourd'hui encore, dès que de nouvelles données sont à disposition, je m'y plonge. Je visionne également beaucoup de documentaires, de débats. Bref, je m'informe au jour le jour, continuellement, inlassablement, afin d'affiner mon regard et ma perception de ces sujets. C'est ainsi que je me fais ma propre opinion. Non pas en me basant sur une unique source de renseignements. Mais en confrontant toutes celles que j'ai lu, visionné, entendu. En réfléchissant par moi-même sur la pertinence des arguments présentés. En me disant « j'ai plus confiance en celle-ci plutôt que l'autre. » par exemple. En les remettant régulièrement à jour au gré des nouvelles connaissances auxquelles j'ai accès par la suite. Puis, finalement, et temporairement – puisqu'il y a toujours des informations supplémentaires qui viennent étayer les précédentes -, je me forge mes propres conclusions. Et ce, je le répète, dans n'importe quel domaine du Savoir que je suis avec attention, passion, intérêt, fascination.

Evidemment, malgré la curiosité insatiable dans maints aspects de la Connaissance, qui m'anime, je ne sais et ne saurai jamais tout ce qu'il est concevable de savoir. Je demeure humble face à l'étendue de mon ignorance pour une multitude de thèmes. Je suis conscient de n’être qu'un grain de sable perdu parmi la multitude d'autres que comptent les membres de l'Humanité. Cependant, j'ai remarqué, depuis que j'ai commencé à publier des textes sur des sujets tels que celui-ci qui me sont particulièrement chers, que de nombreuses personnes me lisaient, me demandaient mon avis, m'interrogeaient sur ma vision des choses.

Je n'en tire ni gloire, ni honneur, que vous me croyiez ou non n'a aucune importance – je m'adresse à mes détracteurs. J'ai toujours eu pour habitude – pour des raisons qui me sont personnelles, et que seuls ceux et celles qui ont lu mon autobiographie partielle, peuvent éventuellement un peu comprendre – de demeurer dans l'ombre. Je suis quelqu'un qui ne me mets jamais en avant. Cela me révulse, parce que mon intention n'est pas de tirer orgueil ni gloire de l'homme que je suis, de ce que je sais – ou pas -, de ce qui m'anime au fond de mon cœur, de mon esprit, de mon âme.

Cependant, si modestement, je peux contribuer, par mes textes, par mes analyses, par mes recherches, par ce que je suis tout simplement, à repousser cet obscurantisme dont le monde est la proie, je n'hésite pas une seule seconde. A mon petit niveau, avec mes petits moyens, mes petites possibilités, mes maigres capacités, je m'y emploie, et je continuerai de m'y employer. Quel qu'en soit le risque, tant pis si des armées de dévots se lèvent pour me vouer aux flammes de l'Enfer, je n'en n'ai cure. Ils ne me font pas peur, ils ne m'impressionnent pas.

Et si je le fais, c'est pour une raison très simple: personnellement, j'ai déjà été confronté à des Croyants fanatiques, crédules, naïfs, se raccrochant à la Religion comme si les textes religieux, les dogmes, le Dieu auquel ils croyaient, étaient le fondement même de leur existence. Comme si rien d'autre n'existait, ne devait et ne pouvait exister. J'ai constaté de mes yeux les dégâts irréparables, la folie, la haine, la violence, l'intolérance, l'annihilation de la raison et de l'intelligence, où cela pouvait conduire. Les morts, les victimes sectaires, le fanatisme, le manque d'humanité, qui en surgissait.

D'autre part, comme je l'ai déjà dit, et avant que je n'ai conscience de cela, en tant que chercheur, j'ai étudié ce qu'est le « phénomène religieux ». J'ai étudié ce qui a amené ce qui était au départ des sectes locales – le Christianisme notamment, qui, jusqu’à ce que l'Empereur Romain Constantin s'y convertisse, et son Empire avec – était considéré comme une secte. J'ai analysé de quelle manière les religions monothéiste ont grandi, évolué, se sont répandu de par le monde. L'amour qu'elles péchaient, mais la haine et la violence qu'elles exerçaient. Le Djihad, l'Inquisition, les Croisades, les conversions forcées, les intérêts politiques, financiers, personnels, j'en passe. Les manipulations, les modifications de textes religieux afin qu'ils se conforment à la vision du monde que tel ou tel en a. Cela a été le cas avec la Bible, la Torah, ou le Coran. Dont o choisit les préceptes, les passages, en fonction de telle ou telle motivation. Et l'on cache, on dissimule, d'autres passages qui ne conviennent pas parce qu'ils ne correspondent pas à ce que l'on veut y voir. Les interprétations qui en sont faites en fonction des événements, des idées, que l'on veut faire passer. Les meurtres, les tortures, les violences, les guerres, que l'on mène en leur nom.

Le pire, je crois, est quand tel ou tel explique que ce ne sont pas les préceptes qui y sont inscrits qui sont les coupables. Mais que ce sont les hommes, et uniquement les hommes, qui sont coupables. Lorsque l'on me dit que Dieu et ses enseignements sont parfaits, mais que c'est l'homme qui est imparfait. Evidemment, c'est tellement plus pratique, tellement plus facile. Quand on sait que ces textes ont été rédigés par des hommes, pour être enseignés à d'autres hommes, eh bien, ceux-ci sont à l'image de l'imperfection de l'homme. Ne pas mêler Dieu là ou il ne se trouve pas. Les préceptes inscrits dans ces livres sont a l'image de l'idéal humain de ce que devrait être l'homme. Dieu n'a rien à voir là-dedans. Les religieux, les Croyants, parlent au nom de Dieu, comme s'ils connaissaient ses désirs, ses volontés, pour l'Humanité. Alors qu’aucune preuve preuve physique, tangible, matérielle, aucune trace passée ou présente, aucune matérialisation, rien, si ce n'est des textes poussiéreux datant de plusieurs milliers d'années nous disent ce que l'on doit croire.

Certains me diront que la perfection de l'âme humaine, la spécificité de l'Homme, de son intelligence, la perfection de l'Univers pour qu'il ait pu engendrer une espèce comme la notre, tous ces indices démontrent que la présence de Dieu existe. Faux. Premièrement, parce que si ce n'est les religieux, personne n'est capable de prouver que l'Univers est perfection. Perfection par rapport à quoi, par rapport à quel autre univers, par rapport a quel autre modèle? Il n'y en a pas d'autre ; si ce n'est ceux que la physique quantique et que les équations théorisent, mais qui répondent à des normes en lien avec des normes applicables dans le notre. Deuxièmement: grâce aux découvertes de l'exploration spatiale, notamment de ces dernières années, nous savons que des planètes en dehors du système solaire, et tournant autour d'étoiles semblables à la notre, existent. Depuis peu, nous savons aussi que des planètes potentiellement habitables existent. Sachant encore depuis peu que le noyau des comètes, tel que l'a démontré l'expédition récente d'un robot ayant posé le pied sur l'une de celles qui passait a proximité de la Terre, que les briques fondamentales permettant à la vie de naître sur une planète comme la notre, il est évident que celle-ci n'a pas été la seule a être « fécondée ». Il existe des myriades de comètes à travers l'univers, et des myriades de planètes équivalentes à la notre qui ont potentiellement pu être fécondée lorsque des comètes s'y sont écrasées. Cela a été le cas à l'époque où la Terre s'est formée, il y 4,5 milliards d'années. Percutant notre planète, cette comète a essaimé ces briques fondamentales qui ont ensuite permis à la vie d'éclore progressivement. En partant de ce principe pour notre Terre, il est sûr que d'autres mondes ont vécu ce même phénomène. Malheureusement, pour le moment, notre science et nos capacités de déplacement dans l'espace sont limitées. Mais un jour viendra ou l'Homme franchira les limites de notre Système Solaire – d'ici mille, deux milles, dix milles ans, nul ne le sait - ; mais c'est une certitude scientifique incontestée et incontestable. Y compris malgré les aléas climatiques, de civilisation, auxquels nous sommes confrontés actuellement – mais n'en n'a t'il pas toujours été le cas depuis plus de trois millions d'années que l'espèce hominidé existe!!! En tout état de cause, un jour, notre espèce intelligente finira par en rencontrer une autre. Et ce jour là, cette solitude, cette peur, cette angoisse, d’être perdus et abandonnés,, si viscérale chez l'homme, disparaîtra. Ce besoin de se raccrocher a un Dieu invisible, impalpable, indémontrable matériellement, se réduira comme peau de chagrin. Parce que cet « autre » nous démontrera, par sa présence, par son existence, par son intelligence, par sa civilisation, que Dieu n'a rien a voir avec le fait qu'elle ait été engendrée. Et si Dieu ne l'a pas engendrée, forcément, il n'a pas engendré la notre non plus. D'autre part, il est vraisemblable que cette autre espèce ne croira pas à une « Déité » telle que nous la concevons humainement. Ses fondements idéologiques, sociaux, historiques, philosophiques… et religieux, seront complètement différents des nôtres. Et s'il y a une chose dont je suis certain, c'est qu'ils nous déstabiliseront profondément, qu'ils remettront en cause nos certitudes quant à ce qu'est Dieu, et ses préceptes.

Ces exoplanètes existent, nous le savons déjà, et les scientifiques en découvrent de nouvelles régulièrement. Ce n'est donc plus qu'une question de temps. Comme c'est une question de temps que la conséquence de ces découvertes renversent ces certitudes religieuses si profondément ancrées en beaucoup de croyants. Quant à la mort, l'Au-delà, l’Âme, etc., les scientifiques ont également fait beaucoup de progrès quant à la possibilité de rallonger la vie. Alors que la médecine ne cesse de progresser, que l'homme devient réparable » grâce aux progrès de la chirurgie, grâce à la neuroscience, aux organes artificiels, etc. l'espérance de vie ne cesse de se rallonger. Certains chercheurs suggèrent mème que, d'ici peu, l'Homme pourra vivre plusieurs centaines d'années, voire davantage. Ce qui ouvre des perspectives vertigineuses quant à l'immortalité de l'âme et à son passage dans un éventuel autre monde après notre mort. Et là aussi, amène a réfléchir aux implications religieuses liées à un au-delà paradisiaque ou infernal.

Car, en fait, lorsqu'on va un peu plus loin dans ce raisonnement, qu'est ce qui est le moteur principal de la religion: tout simplement la peur. La peur de mourir, de souffrir, de pécher, la peur d’être seul, abandonné, de ne pas avoir d'aide quand c'est nécessaire ; la peur de ne pas aimé ou d’être aimé, etc. Et l'espoir qui résulte de cette peur lorsqu'on se raccroche aux dogmes religieux qui sont censé aider chacun à surmonter ses doutes, ses frayeurs, ses blessures, ses misères. Cette peur est alors entretenue, afin que la Religion soit la seule a pouvoir susciter l'espoir en quelque chose de meilleur après notre mort ou ici bas, en fonction des circonstances. Elle permet à l'homme de se dépasser – ce qui, en soi, n'est pas une mauvaise chose ; une bonne éventuellement. Mais, généralement, ces sentiments sont dévoyés, utilisés, bafoués, utilisés afin de soumettre tout un chacun à l'unique vérité que la religion concernée défend. Toute autre manière d'envisager le monde, l'homme, l'univers, toutes les autres et multiples vérités que recèlent le monde, issues de l'intelligence et du raisonnement humain sont bannis. Ils sont réprouvés, repoussés, détruits. Il faut les faire reculer coûte que coûte, par n'importe quel moyen. Afin que la domination de la Religion soit totale, que la soumission des hommes à celle-ci ne soit pas remises en cause. Jamais.

C'est ce visage que nous montre la religion depuis des milliers d'années ; et actuellement aussi, avec ses crispations, ses violences, ses diatribes venimeuses envers ceux et celles qui osent s'élever contre l'obscurantisme qu'elle diffuse. Si certaines personnes qui me lisent, et ferventes croyantes, sont aussi vindicatives, haineuses, insultantes, insistantes, à mon encontre, c'est pour cette raison. Comme elles ne peuvent envisager la vie sans Dieu et la Religion, il est nécessaire que ceux qui ne voient pas le monde, l'univers, l'homme, comme elles, soient convertis. A leurs yeux, il est intolérable, inadmissible, « impossible », qu'on n'adhère pas à leurs certitudes. Parce que ces personnes différentes d'elles instillent le doute, fragilisent leur foi. Or, en Religion, le doute n'est pas toléré, les questionnements vis à vis de la foi et de sa signification non plus. La vérité est absolue, unique, indéfectible. Commencer à douter est remettre en cause l'ensemble de l'édifice auquel elles se raccrochent pour donner un sens a leur vie.

Or, lorsque je ne vais pas dans leur sens, lorsque je brandis mes arguments, ces individus en souffrent. Le doute que je divulgue, les explications rationnelles, scientifiques, historiques, intellectuelles, philosophiques, etc., elles ne peuvent les accepter. Il faut les éradiquer. Et plus elles s’aperçoivent que leurs positions n'ont aucune prise sur moi – ou quelqu'un d'autre qui se réclame athée, et disant tout haut que « Dieu n'existe pas », leur violence redouble. Il faut faire taire le fauteur de troubles à tout prix. Elles le harcèlent de leurs passages tirés du Coran ou de la Bible, afin de lui crier: « Regarde comme j'ai raison, c'est écrit là. Cela a été écrit bien avant ce que tu nous impose à voir, et que nous ne voulons pas voir. ». Or, pour en revenir au début de mon texte, du fait que je ne crois pas en Dieu, que je ne crois pas en ces textes religieux pour toutes les raisons que j'ai énoncées plus haut, et que j'ai relaté dans maints d'autres textes personnels, ils ne me touchent pas. A leur grand dam, a leur grand étonnement, a leur grande douleur, ils n'ont aucune ascendance sur ma pensée et ma philosophie nées de mon parcours personnel, de mes travaux, de mes réflexions intellectuelles, de mes lectures, de mes observations.

Il est tout de même intéressant de noter que, dans ce cas là, ces personnes brandissent leurs versets du Coran, leurs passages de la Bible, pour justifier leurs arguments. Comme si elles étaient incapables de raisonner ou de réfléchir en dehors de ce que la religion leur a enseigné. Comme si leur individualité toute entière était prisonnière des dogmes qu'ils ont appris concernant leur foi. Souvent, je leur pose la question: « mais toi, personnellement, en dehors de ce que ce texte religieux te dit, quel est ton opinion, ta vision, du monde, de l'homme, etc? ». Souvent, elles ne comprennent pas le sens de ma question, et remettent en avant un autre passage de la Bible, de la Torah, ou du Coran. Alors que ce n'est pas la question que je leur ai posé. Je voulais les entendre parler par elles-mêmes, en dehors de toute influence religieuse ou théologique. Comme si elles en étaient incapables. D'ailleurs, certaines personnes me l'ont affirmé, mon individualité et ma croyance ne font qu'un. Alors qu'en ce qui me concerne, les différents aspects de ma personnalité, de mon individualité, ne sont pas forcément enchaînés les uns aux autres. En fonction de la manière dont j'aborde tel ou tel sujet – historique, philosophique, social, scientifique, conceptuel, actuel, littéraire, etc. -, mes arguments peuvent différer, voire, être contradictoires. Car, tout cela, finalement, n'est qu'une question de point de vue ou l'on se place.

Néanmoins, pour ces personnes, cette option est impossible à envisager. Elles sont incapables de songer que d'autres manières de regarder le monde, l'univers, l'homme, elles-mêmes, sont concevables et réalisables. Non, il n'y a qu'une seule façon, une unique et inébranlable manière. Tout le reste est un danger pour leur foi, leur croyance.

Alors qu'en ce qui me concerne, le doute est la seule certitude qui existe. Et c'est grâce aux doutes que j'ai que je peux imaginer d'autres solutions, d'autres éventualités, d'autres innombrables vérités, etc. permettant à ma curiosité insatiable d’être assouvie… momentanément. Jusqu’à ce qu'un nouveau fait, jusqu’à ce qu'une nouvelle option, jusqu’à ce qu'une nouvelle porte s'ouvre devant moi, et que je veuille l'ouvrir davantage pour l'explorer ; et ainsi progresser par moi-même sur le chemin de vie que j'ai choisi de suivre. Sur ce chemin de vie ou aucun Dieu, ou aucun dogme, ou aucune vérité, e m’enchaîne à une vision des choses qui, je le sais, demain, peut être totalement remise en cause par ce que je vais découvrir d'une facette de la réalité que je ne connais pas encore. Et qui, comme les précédentes, m'enrichira, m'ouvrira à d'autres pensées, à d'autres connaissances, à d'autres philosophies, a d'autres raisonnements. Que je partagerai, qui plus est, avec tous ceux et toutes celles qui ont cette même démarche que moi, qui est d'accepter ce qui est différent, ce qui remet en cause, ce qui critique, ce qui déboulonne, ce qui renverse, ce que certains et certaines considèrent que ce qu'ils croient ne doit jamais être remis en cause.

Nul doute que ces personnes n'ont pas compris qu'avec moi, revendiquer le fait que « Dieu n'existe pas » - selon moi – revendiquer que j'ai le droit – le devoir – de critiquer, de m'attaquer à ces préceptes que je considère comme obscurantistes, est mon droit ; et que nul ne peut me l’ôter. Qu'il y a beaucoup de gens de par le monde, qui apprécient mes textes, qui les attendent avec impatience pour certains, parce qu'ils viennent alimenter leur propre réflexion et interrogations sur les sujets que j'aborde. Et que, si minime, si petite que soit ma condition humaine, j'ai le droit d'apporter mon humble pierre au gigantesque édifice qui consiste à repousser l'ignorance, la crédulité, la bêtise, la violence, la haine, l'intolérance, aussi loin que possible. Et que ce n'est pas pour cette raison que je suis plus orgueilleux, que je me sens plus important, plus suffisant, que les autres. Juste animé du désir d'apporter un peu de moi-même, de ce que je suis, de ce que je sais, de ce qui fait de moi l'homme qui écrit ces lignes, à ceux et celles qui souhaitent le découvrir...

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