Réponses à mes contradicteurs: Beaucoup de personnes ont lu...

Réponses à mes contradicteurs:

Beaucoup de personnes ont lu mon texte écris hier dans la journée. Je me suis senti insulté, c'est pour cette raison que je l'ai rédigé ; une insulte à ma raison et à mon intelligence. C'est pour ça que j'y ai mis toutes mes tripes, tout mon cœur. Je pense que cela s'est ressenti dans la façon dont il a été rédigé: il est bourré de fautes, de répétitions, de lourdeurs, ce maladresses orthographiques ou grammaticales, etc. Mais le fait est qu'il a été écrit sous le coup d'une forte émotion, d'une pression intense. L'intervention d'une personne qui s'est acharnée sur moi ces jours derniers – et qui a poursuivi ce matin – n'y est pas étranger. Néanmoins, comme vous l'avez lu, ce n'est pas la seule raison, loin de là.

Pour ceux et celles qui me suivent depuis assez longtemps pour connaître certains des replis de mon âme et de mon cœur, vous savez à quel point je suis ultra-sensible. Vous savez que je suis quelqu'un à la personnalité complexe, parfois contradictoire. Je suis une personne aux émotions, aux passions, aux combats, qui se révèlent en permanence de manière exacerbée. Vous savez que je défends tout ce que je suis, tout ce que j'ai vécu, tout ce qui me touche de près ou de loin, avec virulence. Je ne me laisse pas soumettre ou intimider par les individus qui n'acceptent pas que je ne sois pas d'accord avec leurs propos, leurs idées, leurs convictions.

Chacun a le droit de ne pas être d'accord avec son contradicteur. Chacun a le droit de l'affirmer, de le revendiquer. La liberté d'expression, c'est aussi ça. Le problème, finalement, c'est pas de ne pas être d'accord avec son contradicteur. C'est toujours dans la différence que vient la richesse, que se permet l'échange, la réflexion, la possibilité – capacité? - d'évoluer soi-même ; pour soi, autant que pour les autres. Je n'ai jamais affirmé être un Prophète ; je ne détiens pas « la Vérité ». Y en t-il une déjà? Comme je l'ai déjà souligné à maintes reprises, je ne le pense pas. La vérité – ou plutôt « les vérités » - sont multiples. Elles sont liées à l'éducation, au milieu socio-culturel dont nous sommes issus, à nos traditions, à notre itinéraire personnel. Elles sont aussi liées à la philosophie – aux philosophies – auxquelles nous accordons de l'importance, à la forme de civilisation à laquelle nous sommes accoutumé, à l'Histoire, à la Religion. Les facteurs qui nous font voir celles-ci de telle ou telle manière sont multiples et fluctuant ; en permanence. Ces vérités d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier, et ne seront certainement pas celles de demain. S'il y a une vérité qui peut mettre tout le monde d'accord, au moins, c'est bien celle-là.

C'est la seule certitude que j'ai. Tout change, tout évolue. Nous, comme le monde, comme l'univers. Ce que nous savons, ce que nous croyons, ce qui est important ou non. Tout ceci n'est pas figé. Jamais, nulle part. J'en suis conscient. En toute humilité, en toute modestie, je n'oublie jamais que je ne suis qu'un grain de sable perdu au milieu de l'univers. Pour reprendre une expression commune, « je sais que je ne sais rien », ou en tout cas, pas grand-chose.

Dois-je pour autant m'en contenter? Non? Bien sûr que non. Contrairement à mes contradicteurs qui s'accrochent coûte que coûte à leurs convictions, à leur vérité, ça ne me suffit pas. Je suis quelqu'un qui ait besoin – pire que ça, pour qui il est vital, viscéralement – de comprendre. J'ai besoin de savoir, d'aller en permanence au-delà de ce que l'on me dit être comme ceci ou comme cela. Mes proches pourront vous l'affirmer, et c'est là, justement, ce qui me différencie énormément d'eux.

L'immense majorité des gens, et ces derniers jours l'ont encore prouvé avec ces contradicteurs auxquels j'ai été confronté – acceptent l'inexplicable, l'inexpliqué, qu'il y a des choses qui sont hors de notre portée. C'est vrai, elles sont hors de notre portée. Mais je ne m'en contente pas. Dès lors, je réfléchis. Dès lors, je me documente. Dès lors, j'apprends. J'acquiers des connaissances en la matière. Aussi infimes, aussi incomplètes soient-elles, du moins, je tente de dépasser les limites qui me sont imposées. D'autre part, je suis conscient – et cette notion ne quitte jamais mon esprit, contrairement à ces mêmes contradicteurs – que l'évolution de l'espèce « Homo » est loin d’être terminée. Nous, nous sommes les descendants de « Cro-Magnon », qui est elle mème une branche « d'Homo-Sapiens ». Où est-il avéré que cette évolution de notre espèce s’arrête là. De « Lucy » à nous, trois millions d'années se sont écoulées. Et plus nous nous sommes éloignés de « Lucy » pour devenir ce que nous sommes aujourd'hui, plus nos instincts les plus primitifs, les plus primaires, se sont restreints.

Pour autant, ce que nous sommes désormais n'a pas fini d'évoluer. Les dérèglements climatiques actuels, s'ils déstabilisent durablement notre modèle de civilisation parce que ces bouleversements en cours sont irréversibles, ne condamnent pas l'Humanité à l'extinction. Tout le long de son évolution au cours de ces trois derniers millions d'années, l'Humanité en a connu d'autres ; la dernière en date étant l’Ère Glaciaire qui s'est terminée 12 000 ans avant J.C. Et mème si c'est l'Homme qui est à l'origine de celle que nous subissons de nos jours, elle ne l'anéantira pas. Elle la contraindra à modifier son modèle de civilisation, c'est certain. Mais elle ne l'exterminera pas.

A partir de là, son Evolution va se poursuivre. Les centaines, les milliers de générations, qui vont succéder à la notre, vont poursuivre cette marche en avant ; irrémédiablement, inéluctablement. Et ce qui est de l'ordre de l'inébranlable, du « gravé dans la pierre à tout jamais » pour l'immense majorité d'entre nous, est destiné à être également bouleversé, renversé, bousculé. Et ce en quoi nous « croyons », idéologiquement, religieusement, mystiquement, philosophiquement, etc. ne peut qu’être entraîné par le mème mouvement irréversible. Les personnes qui s'accrochent corps et âme aux certitudes issus de ces concepts n'acceptent pas – pire, ne tolèrent pas – cette réalité.

Je ne suis pas devin. Loin de moi cette prétention. Je ne relate que des faits inaliénables, indiscutables. Je ne sais pas de quelle façon l'Humanité va évoluer tout le long de ces milliers de générations à venir. Celui ou celle qui affirmerait cela serait teinté de suffisance et d'orgueil démesurés. Cependant, de nombreuses pistes dessinant les vagues contours de ces « probables » apparaissent déjà. Vont-elles perdurer dans le temps? Nul ne peut l'affirmer. Elles ne sont que des éventualités qui, qui plus est, sont susceptibles de se conjuguer, de s'amalgamer, de se rajouter à d'autres possibilités encore non découvertes ou appréhendées. Elles peuvent encore s'ouvrir sur d'autres voies totalement inédites et différentes à celles que nous envisageons.

Ceci dit, une constante est perceptible: l'Homme, depuis trois millions d'années, se détache de plus en plus de l'animalité dont il est issu. Ceci implique que ses réflexes qui l'y rattachent, sont amenés à disparaître. Pas maintenant, pas immédiatement, pas sur une ou deux générations, ou davantage. Une fois encore, je parle sur des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers, d'années. Et plus il s'en éloigne, plus les notions auxquelles il a fait confiance depuis les débuts de la civilisation sont – c'est inévitable – destinées à s'éteindre. Les sciences, les connaissances, les explorations de la multiplicité dont notre réalité est le reflet, vont s’accroître. Elles vont ouvrir la voie à de nouveaux questionnements. C'est certain. Mais elles vont aussi répondre à des interrogations qui hantent l'Humanité depuis l'Aube de son Histoire.

En conséquences, la Religion, quelle que soit la forme que prenne celle-ci, la notion de Déité, vont, elles aussi s'amoindrir. Nous le constatons d'ailleurs dès aujourd'hui. Il est ainsi prouvé que plus une population acquiert de la culture, de la connaissance, plus elle est éduquée, plus son intelligence se développe, moins elle a besoin de Dieu ou de Religion pour répondre à ce qui l'interpelle. Il est d'ailleurs intéressant de constater que c'est toujours dans les milieux les plus défavorisés, les moins éduqués, les moins proches de toute forme de savoir, que se trouvent ceux et celles qui « croient » sous une forme ou sous une autre. Ce sont parmi les populations parmi les plus défavorisées, y compris dans nos pays développés, que se trouvent ceux qui voient en la religion des réponses à leurs questions. Qui voient à la religiosité cet espoir en un avenir meilleurs ; cet espoir en une main secourable qui les protégera, qui les consolera, qui pensera leurs blessures. En vain, bien entendu, puisque se tourner dans cette direction n'apaise pas leurs souffrances, leurs épreuves, etc.

Les religions monothéistes, la croyance en un Dieu, sous quelques forme que ce soit, existe depuis l'Aube de l'Humanité. Elles ont été le recours de ses populations en quête d'espoir en quelque chose de plus grand qu'elles. En quelque chose qu'elles pourraient éventuellement atteindre après leur mort. Une sorte de réconfort qui donne un sens à leur existence. Le malheur est que cette croyance a toujours été bâtie sur des adaptations, des modifications, des interprétations, de textes écrits par des hommes, pour des hommes, avec une intelligence à la portée de l'Humanité actuelle. Ces croyances sont basées sur des notions qui leur sont antérieures, et qui ont évolué au fil du temps. Là encore, elles ne sont pas figées. D'Ur au Christianisme actuel, des mythes et religion égyptienne à l'Islam d'aujourd'hui, elles ont toutes subi des transformations.

Le problème, c'est qu'à chaque fois que l'une d'elle s'impose, elle affirme détenir la seule, l'unique « Vérité » de Dieu. Il s'agit là surtout d'un moyen de soumettre l’ignorant, celui qui n'a pas ou peu, accès à la connaissance, à son hégémonie. Elle fait appel à nos instincts les plus primitifs, ceux auxquels j'ai fait allusion plus haut, pour enfermer l'Homme dans son rôle d'enfant devant se soumettre à la toute puissance de celui qui est au-dessus de lui. Elles le contraignent à accepter son état actuel, comme étant définitif, déterminé, irrévocable. Elles font appel à ses émotions les plus triviales, que sont la peur de l'omniscience divine, la terreur de ce qui est différent de lui, de celui qui pense ou qui agit différemment de la majorité. Elle l'oblige à rejeter, à détruire, celui ou celle qui ne se soumet pas aux lois ou aux dogmes que la religion a insidieusement ancrée en lui. L'Homme reproduit alors consciemment ou inconsciemment ces schémas qui lui ont été enseigné parce qu'ils sont là pour durer, selon ces derniers. Tout en sachant, du fait de sa raison, de son intelligence, et de ses savoirs, en perpétuels mutation, que ce n'est pas le cas. Mais il en est le prisonnier.

Pire encore, prisonnier de ces schémas de pensées, il ne respecte pas l'autre. Il tend à le museler, à le condamner. Il l'écarte, fait la guerre pour imposer sa vision. Il détruit des peuples, part en croisade, crée des inquisitions, colonise des peuples, selon lui, moins évolués que lui, pour « leur bien ». Bref, il se comporte comme s'il était le maître, comme s'il était le nombril du monde, comme si c'était « normal » d'agir de cette façon. Alors qu'en fait, ce ne sont que ses instincts ancestraux qui sont mis en exergue parce que cette religiosité, si elle veut perdurer, a besoin de les exacerber. C'est le seul moyen qu'elle a pour le contrôler et pour le soumettre.

Voilà pourquoi les émotions sont tellement mises en avant, au profit de la raison, du savoir, de l'intelligence.

Tout ce que je viens de décrire en quelques mots – il faudrait des centaines de pages, des livres entiers, pour détailler ce phénomène en profondeur – est issu de mes multiples lectures. Mythes, légendes, histoire, religion, philosophie, cosmologie, etc. Au fur et à mesure que j'en ai appris de plus en plus sur tous ces thèmes, et sur bien d'autres, je me suis rendu compte à quel point ce conformisme était présent chez l'immense majorité des gens. Se référer sans cesse à ces notions qui les rassurent, qui leur permettent de ne pas se poser de questions – et surtout de ne pas chercher de réponses par eux-mêmes -, qui leur permettent tranquillement de continuer leur petit « métro-boulot-dodo ». Des notions si simples, si faciles, comme je répète régulièrement, une paresse intellectuelle qui les rend amorphes, vides. Et où le seul recours pour donner un sens à leur vie est de faire appel à « Dieu ».

C'est faire bien peu cas de la complexité et la diversité des capacités et des possibilités dont l'Homme est doté. C'est le rendre « petit », médiocre. C'est le tenir en bien maigre estime. Alors que depuis trois millions d'années, il a fait tant de chemin pour en arriver là où il en est.

Certains m'allégueront que les normes sont vitales afin de pouvoir vivre en société. C'est exact, lorsque ces normes ne sont pas un frein à cet élan vers l'évolution qui est naturellement la sienne. Or, comme nous le constatons tous les jours aux infos télévisées, dès que la « croyance » entre en ligne compte, ces normes deviennent des entraves. Ces normes, si essentielles pour vivre en bonne intelligence les uns avec les autres, sont empreintes de ces dogmes. Elles l’empêchent de penser par lui-même, de se détacher de ses instincts, de ses peurs, de ses violences, de ses intolérances, qu'il traîne comme autant de boulets derrière lui. D'autant que pour aller plus loin, qu'est ce que la « normalité », alors que celle-ci change en fonction des civilisations, des époques, des religions, des traditions, etc. Elle est différente en fonction des individus, des espoirs, des rêves.

Nous sommes tous différents, et c'est tant mieux. Mais, en mème temps, nous sommes tous si semblables. Car investis de cette mème humanité qui nous lie les uns aux autres. S'il y a bien une norme immanente, c'est celle-ci. Mais, en constante évolution, en constant changement, bouleversement. Dès qu'on st détaché des certitudes et des dogmes qui nous enchaînent à l'immobilisme, à voir l'être humain comme le nombril de l'Univers.

A partir de là, nul Dieu, nulle omniscience supérieure ou différente de nous. C'est ma conviction la plus profonde, celle que je défends. Tout ce que j'ai appris, découvert, lors de mes nombreuses années de recherches et de réflexion, m'a amené à cette constatation sans appel. Et cette contestation, même si mes contradicteurs ne sont pas d'accord avec, est à respecter. Je les laisse à leur propre opinion, à leur propre vision des choses. Mais je n'accepte pas que ce que j'écris sur ces thèmes que je connais sur le bout des doigts soient en permanence remis en question.

Non pas que je ne tolère pas la contradiction. Le débat est toujours nécessaire, utile, enrichissant. Mais une fois que l'on avance un argument, répliqué par un contre-argument, comme je le fais à chaque fois que ces contradicteurs se manifestent, ce n'est pas la peine d'insister sur l'argument qu'ils ont mis en avant. Ils m'obligent à y revenir. Puis, ils y reviennent à leur tour, et ainsi de suite, à l'infini. Et ils m'usent. Ils s'acharnent, ils n'acceptent pas que je puisse avoir un avis qui n'est pas en concordance avec le leur. Et ils ne lâchent pas prise tant qu'ils peuvent m'empoisonner l'existence. Je ne cède pas à leurs arguments, alors ils me considèrent comme quelqu'un de fermé, de borné, de replié sur ses certitudes.

C'est usant, stressant, blessant, de devoir toujours faire face à ce genre d'individus qui n'entend pas. Et qui ne veut pas entendre que je ne le suis pas, et que je ne le suivrai jamais, parce que mes connaissances, parce que mes convictions, sont autres. Parce que je n'ai pas besoin de déité, quelle que soit sa forme, pour exister. Que je n'en n'ai pas besoin pour suivre ma route. Toujours à devoir se justifier, à devoir expliquer et réexpliquer des choses que je ne cesse de développer dans mes textes intitulés « Brèves Philosophiques ». Toujours à souligner que chaque texte que j'écris ne révèle qu'un aspect de ma pensée, de mes réflexions, de mes connaissances sur tel ou tel thème.

Ces personnes, évidemment, me voient au travers de l'unique texte qu'ils ont lu de moi. Mes lecteurs et lectrices réguliers, eux, savent que je ponds des articles assez souvent. Que ces articles s'intéressent à tel ou tel point, mais qu'il faut le rattacher à l'ensemble de mon œuvre pour appréhender l'ensemble de ce que j'y décris. La complexité et la diversité des notions auxquelles je me réfère.

Mais non, bornés et obtus qu'ils sont, ils renversent la situation pour justifier leurs propres convictions. Pour faire du prosélytisme sur mon propre mur. D'autant que dans l'immense majorité des cas, ces gens n'écrivent jamais d'articles à propos de ce qu'ils prônent. Ils viennent sur mon mur, ou dans les groupes auxquels je contribue en y postant mes textes, pour y ajouter leurs commentaires. Mais, lorsque par curiosité, je vais visiter leurs propres profils, je ne vois pratiquement jamais d'articles sur les arguments qu'ils avancent sur le mien. Ils se prennent pour des juges et des stigmatiseurs, alors qu'ils n'écrivent rien. Ils se contentent de jongler de groupes en groupes pour juger et condamner ceux qui, comme moi, passent des journées, des semaines, des mois, etc., entiers à rédiger des articles, des livres.

Quant à ce qui concerne plus spécifiquement mon parcours personnel et ma famille, je soulignerai ceci. Si ce n'est cette amie a qui s'adressait mon texte précédent, très peu ici savent la réalité des choses. Là aussi, j'écris à propos de ma famille et des difficultés que j'ai avec elle, régulièrement. C'est ma façon de m'exprimer. Qui dois me dénier ce croit? De quel droit quelqu'un doit me dire comment je dois procéder vis-à-vis d'elle? Alors oui, je souffre, je suis muré dans la solitude, le désespoir, les blessures, parfois, du fait des difficultés de communication que j'ai avec elle. Du fait des incompréhensions, de mon passé, des épreuves que j'ai vécues.

Tout le monde est confronté à ce genre de situation vis-à-vis de sa famille d'une manière ou d'une autre. C'est plus éprouvant, plus délicat, plus terrible, dans certains cas que dans d'autres. Cela ne veut pas dire que je n'aime pas ma famille. Cela ne veut pas dire que je la défendrai jusqu’à la limite des mes forces, comme je l'ai déjà fait à plusieurs occasions par le passé. Cela ne veut pas dire qu'elle ne m'aime pas. Etc.

Néanmoins, du fait de la personne que je suis, de mon extrême sensibilité sur certains aspects de ma personne, de ma personnalité, de mon parcours de vie, etc., j'ai besoin d'évoquer des choses qui ne sont pas forcément faciles. Je l'écris, c'est ma façon à moi de l'évacuer. Ma maman n'est pas forcément d'accord avec cette façon de procéder, ça peut la bousculer, la gêner parfois. Bien malgré elle, elle l'accepte. Elle sait, de toute façon,, que je ne peux pas, que je ne sais pas, faire autrement. Car je ne suis pas parfait, loin de là. Et si je fais souvent appel à ma raison, à mes connaissances, à mon intelligence, je ne parviens pas à contrôler des fragments émotionnels de qui je suis. J'en suis conscient. Cependant, en être conscient, le savoir, et raisonner à ce propos, n’empêche pas les réactions qu'on ne maîtrise pas. Je suis humain, et en tant que tel, je suis faillible.

C'est un autre aspect de moi que j'ai besoin d'extérioriser par ce procédé. Nul parmi mes lecteurs ou lectrices ne m'en fais le reproche. Au contraire, ils m'apportent ce que je n'ai pas chez moi, dans ma famille. Et j'avoue humblement que c'est quelque chose d’extrêmement précieux. Un soutien moral qui m'a longtemps été refusé.

Donc, oui, j'écris pour verbaliser ce que je ressens. Et nul n'a à me contester ce droit. Ce n'est pas du « pleurnichement ». Encore une fois, simplification et facilité à outrance. C'est tellement plus simple de « croire » ça que d'entrer en profondeur dans ce que ressens celui ou celle qui se dévoile ainsi. En fait, pour dire la vérité, je n'ai rien à cacher. Ni dans mes bons, ni dans mes mauvais moments, ni mes bons, ni mes mauvais cotés, ni mes forces, ni mes faiblesses, ni mes joies, ni mes peines, ni mes blessures, ni mes cicatrices, etc. Je n'en n'ai pas honte. Ce n'est pas de l'impudicité. Je me dévoile uniquement tel que je suis, et de la mème façon que si la personne qui me lis était en face de moi dans la vie non-virtuelle. C'est tout, ni plus ni moins.

Alors, en conclusion, voici quels enseignements je tire des événements récents: je vais, évidemment, continuer de publier mes articles au rythme qui est celui que je suis actuellement. De Deiteus Mythica, mes mémoires, mes Brèves Philosophiques, etc. Je continuerai de publier mes articles sur l'actualité, sur la religion, sur la philosophie, etc. Bref, tous les sujets qui me tiennent à cœur. Tous ces combats que je mène contre l'obscurantisme, sous toutes ses formes ; et en particulier celui empreint de déisme et de religiosité pour les raisons évoquées brièvement ci-dessus.

Oui, je vais continuer, en vain j'imagine, d'approcher ces personnes – ces femmes notamment – que je rêve de côtoyer dans la vie réelle ; que je rêve d'apprendre à découvrir, à connaître. Et ce, malgré les désillusions, les blessures, les trahisons, les évitements, auxquelles elles me confrontent douloureusement.

Pourquoi? Parce qu'il y a une femme – une amie qui compte beaucoup amicalement pour moi -, qui m'a montré que c'était possible. Cette amie, j'en ai déjà parlé: c'est une personnalité très connue dans les médias. Je ne peux pas citer son nom par souci de confidentialité. Elle tient à son anonymat. Elle a le droit à sa tranquillité, et je fais quotidiennement tout pour la préserver. Je m'y emploierai à l'avenir également, quelles que soient les circonstances. Ça s'est déjà produit à plusieurs reprises, et je recommencerai promptement si nécessaire. Cette personne, qui croit en mon talent, comme beaucoup d'autres de ceux et de celles qui me lisent ou me suivent régulièrement, à ma plus profonde gratitude, toute mon estime. Elle sait réellement qui je suis, dans toute ma complexité et mes paradoxes. Elle m'a fait comprendre que je devais avoir confiance en moi, mème si c'est difficile, mème s'il y a des gens qui me malmèneront, qui me voueront aux flammes de l'enfer parce que je ne suis pas leurs doctrines, leurs idéologies. Parce que malgré son emploi du temps chargé, sa vie professionnelle ou familiale conséquentes, elle me consacre du temps aussi souvent qu'elle le peut. Parce qu'elle fait fi de mon handicap, de mon renfermement forcé sur moi-même ; elle en connaît les véritables raisons. Nous nous envoyons des SMS tous les jours. Au fil du temps, notre amitié s'enrichit, se fortifie. Notre amitié est sans jugement de l'autre, honnête, franche. Pour moi, il s'agit là d'un véritable trésor, un havre de paix.

Alors, oui, parce que cette personnalité m'a montré que c'est possible, je continue à tendre la mains à ces personnes – ces femmes en particulier – que j'ai envie d'apprendre à découvrir, à connaître, à côtoyer. Si elles lisent ces lignes, elles se reconnaîtront. Quelques-unes ont mon numéro de téléphone qu'elles n'utiliseront évidemment jamais. Mais il y en a d'autres, à l'avenir, peut-être, qui dépasseront ce conformisme, ces attitudes qui font que l'on ne se mélange pas avec des gens comme moi, si différents physiquement ou intellectuellement. Je continuerai sur cette voie parce que c'est possible si on dépasse ses limites, ses conventions.

Quant aux autres, je continuerai à publier pour eux. Parce qu'ils ont confiance en moi, parce qu'ils m'offrent leur soutien. Parce qu'ils croient, eux aussi, en mon talent. Ils sont des milliers, ici ou ailleurs, je le sais, je le vois quotidiennement. Donc je ne les abandonnerai pas. Je leur reste fidèle.

Par contre, en ce qui concerne les commentaires de mes détracteurs, j’arrête définitivement de leur répondre. Parce que je m'y use la santé, le moral. Parce que ça vampirise mon temps, mon énergie. Parce que je perds des heures précieuses que je préfère consacrer à mes textes, à mes articles, à la rédaction de mes livres. Parce que leur répondre les incite à aller toujours plus loin ; ils ne savent pas s’arrêter, comme je l'ai démontré plus haut. Toujours devoir se justifier, toujours devoir se répéter, pour des personnes qui n'écoutent pas les arguments que je leur présente ; contre-argumentent, que je dois contre-argumenter, à l'infini.

C'est pénible, frustrant, usant, et inutile. Je ne refuse pas le débat, mais de cette manière, pas avec cet acharnement à vouloir me soumettre à leur vision alors qu'ils auront beau faire, je n'y adhérerai pas. C'est in-constructif. Et ce n'est pas le but de es articles. Ce n'est pas ce que j'attends des commentaires qui les suivent. Qu'on ne soit pas d'accord avec mes thèses, avec mes approches, avec mes conclusions, avec mes convictions, très bien. Mais vouloir se servir de ce que j'écris pour me « convertir », non. Ces gens sont bien le symbole de ce que j'entends par « moutons », « prosélytes », « propagandistes ». Qu'ils sèment leurs idées, leurs croyances, leurs combats, leurs rêves, leurs espoirs, comme je le fais, je ne peux qu'adhérer à cette démarche ; mème si je ne les suis pas dans celle-ci. Mais c'est à eux qu'incombe ce travail. Je n'ai pas à être leur appui, leur relais. Qu'ils écrivent leurs articles, leurs livres, qu'ils développent leurs investigations, leurs ressentis, etc. Si j'ai le désir de creuser ce qu'ils y expliquent, je suis assez grand pour entreprendre cela moi-même. Sinon? Qu'ils me laissent en paix.

Donc, désormais, pour cela, je ne manifesterai plus mes « contre-opinions » de mes contradicteurs en répondant à leurs commentaires. Pour le reste, une fois encore, j'ai essayé d'en faire le tour dans ce qui a précédé. J'ai dû omettre certains détails ou arguments. Je ne doute pas que mes contradicteurs n'hésiteront pas à les souligner. Grand bien leur fasse, je ne leur ferai pas l'honneur de leur répondre. Ils n'en valent pas la peine. Car, pour conclure définitivement, cela montre leur petitesse, leur bêtise, leur manque d'envergure et de réflexion. Et j'ai d'autres chats à fouetter que de me prêter à leurs admonestations médiocres qui reflète leur soumission et leur besoin de soumettre…

dominique29600Réponses à mes contradicteurs:

Beaucoup de personnes ont lu mon texte écris hier dans la journée. Je me suis senti insulté, c'est pour cette raison que je l'ai rédigé ; une insulte à ma raison et à mon intelligence. C'est pour ça que j'y ai mis toutes mes tripes, tout mon cœur. Je pense que cela s'est ressenti dans la façon dont il a été rédigé: il est bourré de fautes, de répétitions, de lourdeurs, ce maladresses orthographiques ou grammaticales, etc. Mais le fait est qu'il a été écrit sous le coup d'une forte émotion, d'une pression intense. L'intervention d'une personne qui s'est acharnée sur moi ces jours derniers – et qui a poursuivi ce matin – n'y est pas étranger. Néanmoins, comme vous l'avez lu, ce n'est pas la seule raison, loin de là.

Pour ceux et celles qui me suivent depuis assez longtemps pour connaître certains des replis de mon âme et de mon cœur, vous savez à quel point je suis ultra-sensible. Vous savez que je suis quelqu'un à la personnalité complexe, parfois contradictoire. Je suis une personne aux émotions, aux passions, aux combats, qui se révèlent en permanence de manière exacerbée. Vous savez que je défends tout ce que je suis, tout ce que j'ai vécu, tout ce qui me touche de près ou de loin, avec virulence. Je ne me laisse pas soumettre ou intimider par les individus qui n'acceptent pas que je ne sois pas d'accord avec leurs propos, leurs idées, leurs convictions.

Chacun a le droit de ne pas être d'accord avec son contradicteur. Chacun a le droit de l'affirmer, de le revendiquer. La liberté d'expression, c'est aussi ça. Le problème, finalement, c'est pas de ne pas être d'accord avec son contradicteur. C'est toujours dans la différence que vient la richesse, que se permet l'échange, la réflexion, la possibilité – capacité? - d'évoluer soi-même ; pour soi, autant que pour les autres. Je n'ai jamais affirmé être un Prophète ; je ne détiens pas « la Vérité ». Y en t-il une déjà? Comme je l'ai déjà souligné à maintes reprises, je ne le pense pas. La vérité – ou plutôt « les vérités » - sont multiples. Elles sont liées à l'éducation, au milieu socio-culturel dont nous sommes issus, à nos traditions, à notre itinéraire personnel. Elles sont aussi liées à la philosophie – aux philosophies – auxquelles nous accordons de l'importance, à la forme de civilisation à laquelle nous sommes accoutumé, à l'Histoire, à la Religion. Les facteurs qui nous font voir celles-ci de telle ou telle manière sont multiples et fluctuant ; en permanence. Ces vérités d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier, et ne seront certainement pas celles de demain. S'il y a une vérité qui peut mettre tout le monde d'accord, au moins, c'est bien celle-là.

C'est la seule certitude que j'ai. Tout change, tout évolue. Nous, comme le monde, comme l'univers. Ce que nous savons, ce que nous croyons, ce qui est important ou non. Tout ceci n'est pas figé. Jamais, nulle part. J'en suis conscient. En toute humilité, en toute modestie, je n'oublie jamais que je ne suis qu'un grain de sable perdu au milieu de l'univers. Pour reprendre une expression commune, « je sais que je ne sais rien », ou en tout cas, pas grand-chose.

Dois-je pour autant m'en contenter? Non? Bien sûr que non. Contrairement à mes contradicteurs qui s'accrochent coûte que coûte à leurs convictions, à leur vérité, ça ne me suffit pas. Je suis quelqu'un qui ait besoin – pire que ça, pour qui il est vital, viscéralement – de comprendre. J'ai besoin de savoir, d'aller en permanence au-delà de ce que l'on me dit être comme ceci ou comme cela. Mes proches pourront vous l'affirmer, et c'est là, justement, ce qui me différencie énormément d'eux.

L'immense majorité des gens, et ces derniers jours l'ont encore prouvé avec ces contradicteurs auxquels j'ai été confronté – acceptent l'inexplicable, l'inexpliqué, qu'il y a des choses qui sont hors de notre portée. C'est vrai, elles sont hors de notre portée. Mais je ne m'en contente pas. Dès lors, je réfléchis. Dès lors, je me documente. Dès lors, j'apprends. J'acquiers des connaissances en la matière. Aussi infimes, aussi incomplètes soient-elles, du moins, je tente de dépasser les limites qui me sont imposées. D'autre part, je suis conscient – et cette notion ne quitte jamais mon esprit, contrairement à ces mêmes contradicteurs – que l'évolution de l'espèce « Homo » est loin d’être terminée. Nous, nous sommes les descendants de « Cro-Magnon », qui est elle mème une branche « d'Homo-Sapiens ». Où est-il avéré que cette évolution de notre espèce s’arrête là. De « Lucy » à nous, trois millions d'années se sont écoulées. Et plus nous nous sommes éloignés de « Lucy » pour devenir ce que nous sommes aujourd'hui, plus nos instincts les plus primitifs, les plus primaires, se sont restreints.

Pour autant, ce que nous sommes désormais n'a pas fini d'évoluer. Les dérèglements climatiques actuels, s'ils déstabilisent durablement notre modèle de civilisation parce que ces bouleversements en cours sont irréversibles, ne condamnent pas l'Humanité à l'extinction. Tout le long de son évolution au cours de ces trois derniers millions d'années, l'Humanité en a connu d'autres ; la dernière en date étant l’Ère Glaciaire qui s'est terminée 12 000 ans avant J.C. Et mème si c'est l'Homme qui est à l'origine de celle que nous subissons de nos jours, elle ne l'anéantira pas. Elle la contraindra à modifier son modèle de civilisation, c'est certain. Mais elle ne l'exterminera pas.

A partir de là, son Evolution va se poursuivre. Les centaines, les milliers de générations, qui vont succéder à la notre, vont poursuivre cette marche en avant ; irrémédiablement, inéluctablement. Et ce qui est de l'ordre de l'inébranlable, du « gravé dans la pierre à tout jamais » pour l'immense majorité d'entre nous, est destiné à être également bouleversé, renversé, bousculé. Et ce en quoi nous « croyons », idéologiquement, religieusement, mystiquement, philosophiquement, etc. ne peut qu’être entraîné par le mème mouvement irréversible. Les personnes qui s'accrochent corps et âme aux certitudes issus de ces concepts n'acceptent pas – pire, ne tolèrent pas – cette réalité.

Je ne suis pas devin. Loin de moi cette prétention. Je ne relate que des faits inaliénables, indiscutables. Je ne sais pas de quelle façon l'Humanité va évoluer tout le long de ces milliers de générations à venir. Celui ou celle qui affirmerait cela serait teinté de suffisance et d'orgueil démesurés. Cependant, de nombreuses pistes dessinant les vagues contours de ces « probables » apparaissent déjà. Vont-elles perdurer dans le temps? Nul ne peut l'affirmer. Elles ne sont que des éventualités qui, qui plus est, sont susceptibles de se conjuguer, de s'amalgamer, de se rajouter à d'autres possibilités encore non découvertes ou appréhendées. Elles peuvent encore s'ouvrir sur d'autres voies totalement inédites et différentes à celles que nous envisageons.

Ceci dit, une constante est perceptible: l'Homme, depuis trois millions d'années, se détache de plus en plus de l'animalité dont il est issu. Ceci implique que ses réflexes qui l'y rattachent, sont amenés à disparaître. Pas maintenant, pas immédiatement, pas sur une ou deux générations, ou davantage. Une fois encore, je parle sur des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers, d'années. Et plus il s'en éloigne, plus les notions auxquelles il a fait confiance depuis les débuts de la civilisation sont – c'est inévitable – destinées à s'éteindre. Les sciences, les connaissances, les explorations de la multiplicité dont notre réalité est le reflet, vont s’accroître. Elles vont ouvrir la voie à de nouveaux questionnements. C'est certain. Mais elles vont aussi répondre à des interrogations qui hantent l'Humanité depuis l'Aube de son Histoire.

En conséquences, la Religion, quelle que soit la forme que prenne celle-ci, la notion de Déité, vont, elles aussi s'amoindrir. Nous le constatons d'ailleurs dès aujourd'hui. Il est ainsi prouvé que plus une population acquiert de la culture, de la connaissance, plus elle est éduquée, plus son intelligence se développe, moins elle a besoin de Dieu ou de Religion pour répondre à ce qui l'interpelle. Il est d'ailleurs intéressant de constater que c'est toujours dans les milieux les plus défavorisés, les moins éduqués, les moins proches de toute forme de savoir, que se trouvent ceux et celles qui « croient » sous une forme ou sous une autre. Ce sont parmi les populations parmi les plus défavorisées, y compris dans nos pays développés, que se trouvent ceux qui voient en la religion des réponses à leurs questions. Qui voient à la religiosité cet espoir en un avenir meilleurs ; cet espoir en une main secourable qui les protégera, qui les consolera, qui pensera leurs blessures. En vain, bien entendu, puisque se tourner dans cette direction n'apaise pas leurs souffrances, leurs épreuves, etc.

Les religions monothéistes, la croyance en un Dieu, sous quelques forme que ce soit, existe depuis l'Aube de l'Humanité. Elles ont été le recours de ses populations en quête d'espoir en quelque chose de plus grand qu'elles. En quelque chose qu'elles pourraient éventuellement atteindre après leur mort. Une sorte de réconfort qui donne un sens à leur existence. Le malheur est que cette croyance a toujours été bâtie sur des adaptations, des modifications, des interprétations, de textes écrits par des hommes, pour des hommes, avec une intelligence à la portée de l'Humanité actuelle. Ces croyances sont basées sur des notions qui leur sont antérieures, et qui ont évolué au fil du temps. Là encore, elles ne sont pas figées. D'Ur au Christianisme actuel, des mythes et religion égyptienne à l'Islam d'aujourd'hui, elles ont toutes subi des transformations.

Le problème, c'est qu'à chaque fois que l'une d'elle s'impose, elle affirme détenir la seule, l'unique « Vérité » de Dieu. Il s'agit là surtout d'un moyen de soumettre l’ignorant, celui qui n'a pas ou peu, accès à la connaissance, à son hégémonie. Elle fait appel à nos instincts les plus primitifs, ceux auxquels j'ai fait allusion plus haut, pour enfermer l'Homme dans son rôle d'enfant devant se soumettre à la toute puissance de celui qui est au-dessus de lui. Elles le contraignent à accepter son état actuel, comme étant définitif, déterminé, irrévocable. Elles font appel à ses émotions les plus triviales, que sont la peur de l'omniscience divine, la terreur de ce qui est différent de lui, de celui qui pense ou qui agit différemment de la majorité. Elle l'oblige à rejeter, à détruire, celui ou celle qui ne se soumet pas aux lois ou aux dogmes que la religion a insidieusement ancrée en lui. L'Homme reproduit alors consciemment ou inconsciemment ces schémas qui lui ont été enseigné parce qu'ils sont là pour durer, selon ces derniers. Tout en sachant, du fait de sa raison, de son intelligence, et de ses savoirs, en perpétuels mutation, que ce n'est pas le cas. Mais il en est le prisonnier.

Pire encore, prisonnier de ces schémas de pensées, il ne respecte pas l'autre. Il tend à le museler, à le condamner. Il l'écarte, fait la guerre pour imposer sa vision. Il détruit des peuples, part en croisade, crée des inquisitions, colonise des peuples, selon lui, moins évolués que lui, pour « leur bien ». Bref, il se comporte comme s'il était le maître, comme s'il était le nombril du monde, comme si c'était « normal » d'agir de cette façon. Alors qu'en fait, ce ne sont que ses instincts ancestraux qui sont mis en exergue parce que cette religiosité, si elle veut perdurer, a besoin de les exacerber. C'est le seul moyen qu'elle a pour le contrôler et pour le soumettre.

Voilà pourquoi les émotions sont tellement mises en avant, au profit de la raison, du savoir, de l'intelligence.

Tout ce que je viens de décrire en quelques mots – il faudrait des centaines de pages, des livres entiers, pour détailler ce phénomène en profondeur – est issu de mes multiples lectures. Mythes, légendes, histoire, religion, philosophie, cosmologie, etc. Au fur et à mesure que j'en ai appris de plus en plus sur tous ces thèmes, et sur bien d'autres, je me suis rendu compte à quel point ce conformisme était présent chez l'immense majorité des gens. Se référer sans cesse à ces notions qui les rassurent, qui leur permettent de ne pas se poser de questions – et surtout de ne pas chercher de réponses par eux-mêmes -, qui leur permettent tranquillement de continuer leur petit « métro-boulot-dodo ». Des notions si simples, si faciles, comme je répète régulièrement, une paresse intellectuelle qui les rend amorphes, vides. Et où le seul recours pour donner un sens à leur vie est de faire appel à « Dieu ».

C'est faire bien peu cas de la complexité et la diversité des capacités et des possibilités dont l'Homme est doté. C'est le rendre « petit », médiocre. C'est le tenir en bien maigre estime. Alors que depuis trois millions d'années, il a fait tant de chemin pour en arriver là où il en est.

Certains m'allégueront que les normes sont vitales afin de pouvoir vivre en société. C'est exact, lorsque ces normes ne sont pas un frein à cet élan vers l'évolution qui est naturellement la sienne. Or, comme nous le constatons tous les jours aux infos télévisées, dès que la « croyance » entre en ligne compte, ces normes deviennent des entraves. Ces normes, si essentielles pour vivre en bonne intelligence les uns avec les autres, sont empreintes de ces dogmes. Elles l’empêchent de penser par lui-même, de se détacher de ses instincts, de ses peurs, de ses violences, de ses intolérances, qu'il traîne comme autant de boulets derrière lui. D'autant que pour aller plus loin, qu'est ce que la « normalité », alors que celle-ci change en fonction des civilisations, des époques, des religions, des traditions, etc. Elle est différente en fonction des individus, des espoirs, des rêves.

Nous sommes tous différents, et c'est tant mieux. Mais, en mème temps, nous sommes tous si semblables. Car investis de cette mème humanité qui nous lie les uns aux autres. S'il y a bien une norme immanente, c'est celle-ci. Mais, en constante évolution, en constant changement, bouleversement. Dès qu'on st détaché des certitudes et des dogmes qui nous enchaînent à l'immobilisme, à voir l'être humain comme le nombril de l'Univers.

A partir de là, nul Dieu, nulle omniscience supérieure ou différente de nous. C'est ma conviction la plus profonde, celle que je défends. Tout ce que j'ai appris, découvert, lors de mes nombreuses années de recherches et de réflexion, m'a amené à cette constatation sans appel. Et cette contestation, même si mes contradicteurs ne sont pas d'accord avec, est à respecter. Je les laisse à leur propre opinion, à leur propre vision des choses. Mais je n'accepte pas que ce que j'écris sur ces thèmes que je connais sur le bout des doigts soient en permanence remis en question.

Non pas que je ne tolère pas la contradiction. Le débat est toujours nécessaire, utile, enrichissant. Mais une fois que l'on avance un argument, répliqué par un contre-argument, comme je le fais à chaque fois que ces contradicteurs se manifestent, ce n'est pas la peine d'insister sur l'argument qu'ils ont mis en avant. Ils m'obligent à y revenir. Puis, ils y reviennent à leur tour, et ainsi de suite, à l'infini. Et ils m'usent. Ils s'acharnent, ils n'acceptent pas que je puisse avoir un avis qui n'est pas en concordance avec le leur. Et ils ne lâchent pas prise tant qu'ils peuvent m'empoisonner l'existence. Je ne cède pas à leurs arguments, alors ils me considèrent comme quelqu'un de fermé, de borné, de replié sur ses certitudes.

C'est usant, stressant, blessant, de devoir toujours faire face à ce genre d'individus qui n'entend pas. Et qui ne veut pas entendre que je ne le suis pas, et que je ne le suivrai jamais, parce que mes connaissances, parce que mes convictions, sont autres. Parce que je n'ai pas besoin de déité, quelle que soit sa forme, pour exister. Que je n'en n'ai pas besoin pour suivre ma route. Toujours à devoir se justifier, à devoir expliquer et réexpliquer des choses que je ne cesse de développer dans mes textes intitulés « Brèves Philosophiques ». Toujours à souligner que chaque texte que j'écris ne révèle qu'un aspect de ma pensée, de mes réflexions, de mes connaissances sur tel ou tel thème.

Ces personnes, évidemment, me voient au travers de l'unique texte qu'ils ont lu de moi. Mes lecteurs et lectrices réguliers, eux, savent que je ponds des articles assez souvent. Que ces articles s'intéressent à tel ou tel point, mais qu'il faut le rattacher à l'ensemble de mon œuvre pour appréhender l'ensemble de ce que j'y décris. La complexité et la diversité des notions auxquelles je me réfère.

Mais non, bornés et obtus qu'ils sont, ils renversent la situation pour justifier leurs propres convictions. Pour faire du prosélytisme sur mon propre mur. D'autant que dans l'immense majorité des cas, ces gens n'écrivent jamais d'articles à propos de ce qu'ils prônent. Ils viennent sur mon mur, ou dans les groupes auxquels je contribue en y postant mes textes, pour y ajouter leurs commentaires. Mais, lorsque par curiosité, je vais visiter leurs propres profils, je ne vois pratiquement jamais d'articles sur les arguments qu'ils avancent sur le mien. Ils se prennent pour des juges et des stigmatiseurs, alors qu'ils n'écrivent rien. Ils se contentent de jongler de groupes en groupes pour juger et condamner ceux qui, comme moi, passent des journées, des semaines, des mois, etc., entiers à rédiger des articles, des livres.

Quant à ce qui concerne plus spécifiquement mon parcours personnel et ma famille, je soulignerai ceci. Si ce n'est cette amie a qui s'adressait mon texte précédent, très peu ici savent la réalité des choses. Là aussi, j'écris à propos de ma famille et des difficultés que j'ai avec elle, régulièrement. C'est ma façon de m'exprimer. Qui dois me dénier ce croit? De quel droit quelqu'un doit me dire comment je dois procéder vis-à-vis d'elle? Alors oui, je souffre, je suis muré dans la solitude, le désespoir, les blessures, parfois, du fait des difficultés de communication que j'ai avec elle. Du fait des incompréhensions, de mon passé, des épreuves que j'ai vécues.

Tout le monde est confronté à ce genre de situation vis-à-vis de sa famille d'une manière ou d'une autre. C'est plus éprouvant, plus délicat, plus terrible, dans certains cas que dans d'autres. Cela ne veut pas dire que je n'aime pas ma famille. Cela ne veut pas dire que je la défendrai jusqu’à la limite des mes forces, comme je l'ai déjà fait à plusieurs occasions par le passé. Cela ne veut pas dire qu'elle ne m'aime pas. Etc.

Néanmoins, du fait de la personne que je suis, de mon extrême sensibilité sur certains aspects de ma personne, de ma personnalité, de mon parcours de vie, etc., j'ai besoin d'évoquer des choses qui ne sont pas forcément faciles. Je l'écris, c'est ma façon à moi de l'évacuer. Ma maman n'est pas forcément d'accord avec cette façon de procéder, ça peut la bousculer, la gêner parfois. Bien malgré elle, elle l'accepte. Elle sait, de toute façon,, que je ne peux pas, que je ne sais pas, faire autrement. Car je ne suis pas parfait, loin de là. Et si je fais souvent appel à ma raison, à mes connaissances, à mon intelligence, je ne parviens pas à contrôler des fragments émotionnels de qui je suis. J'en suis conscient. Cependant, en être conscient, le savoir, et raisonner à ce propos, n’empêche pas les réactions qu'on ne maîtrise pas. Je suis humain, et en tant que tel, je suis faillible.

C'est un autre aspect de moi que j'ai besoin d'extérioriser par ce procédé. Nul parmi mes lecteurs ou lectrices ne m'en fais le reproche. Au contraire, ils m'apportent ce que je n'ai pas chez moi, dans ma famille. Et j'avoue humblement que c'est quelque chose d’extrêmement précieux. Un soutien moral qui m'a longtemps été refusé.

Donc, oui, j'écris pour verbaliser ce que je ressens. Et nul n'a à me contester ce droit. Ce n'est pas du « pleurnichement ». Encore une fois, simplification et facilité à outrance. C'est tellement plus simple de « croire » ça que d'entrer en profondeur dans ce que ressens celui ou celle qui se dévoile ainsi. En fait, pour dire la vérité, je n'ai rien à cacher. Ni dans mes bons, ni dans mes mauvais moments, ni mes bons, ni mes mauvais cotés, ni mes forces, ni mes faiblesses, ni mes joies, ni mes peines, ni mes blessures, ni mes cicatrices, etc. Je n'en n'ai pas honte. Ce n'est pas de l'impudicité. Je me dévoile uniquement tel que je suis, et de la mème façon que si la personne qui me lis était en face de moi dans la vie non-virtuelle. C'est tout, ni plus ni moins.

Alors, en conclusion, voici quels enseignements je tire des événements récents: je vais, évidemment, continuer de publier mes articles au rythme qui est celui que je suis actuellement. De Deiteus Mythica, mes mémoires, mes Brèves Philosophiques, etc. Je continuerai de publier mes articles sur l'actualité, sur la religion, sur la philosophie, etc. Bref, tous les sujets qui me tiennent à cœur. Tous ces combats que je mène contre l'obscurantisme, sous toutes ses formes ; et en particulier celui empreint de déisme et de religiosité pour les raisons évoquées brièvement ci-dessus.

Oui, je vais continuer, en vain j'imagine, d'approcher ces personnes – ces femmes notamment – que je rêve de côtoyer dans la vie réelle ; que je rêve d'apprendre à découvrir, à connaître. Et ce, malgré les désillusions, les blessures, les trahisons, les évitements, auxquelles elles me confrontent douloureusement.

Pourquoi? Parce qu'il y a une femme – une amie qui compte beaucoup amicalement pour moi -, qui m'a montré que c'était possible. Cette amie, j'en ai déjà parlé: c'est une personnalité très connue dans les médias. Je ne peux pas citer son nom par souci de confidentialité. Elle tient à son anonymat. Elle a le droit à sa tranquillité, et je fais quotidiennement tout pour la préserver. Je m'y emploierai à l'avenir également, quelles que soient les circonstances. Ça s'est déjà produit à plusieurs reprises, et je recommencerai promptement si nécessaire. Cette personne, qui croit en mon talent, comme beaucoup d'autres de ceux et de celles qui me lisent ou me suivent régulièrement, à ma plus profonde gratitude, toute mon estime. Elle sait réellement qui je suis, dans toute ma complexité et mes paradoxes. Elle m'a fait comprendre que je devais avoir confiance en moi, mème si c'est difficile, mème s'il y a des gens qui me malmèneront, qui me voueront aux flammes de l'enfer parce que je ne suis pas leurs doctrines, leurs idéologies. Parce que malgré son emploi du temps chargé, sa vie professionnelle ou familiale conséquentes, elle me consacre du temps aussi souvent qu'elle le peut. Parce qu'elle fait fi de mon handicap, de mon renfermement forcé sur moi-même ; elle en connaît les véritables raisons. Nous nous envoyons des SMS tous les jours. Au fil du temps, notre amitié s'enrichit, se fortifie. Notre amitié est sans jugement de l'autre, honnête, franche. Pour moi, il s'agit là d'un véritable trésor, un havre de paix.

Alors, oui, parce que cette personnalité m'a montré que c'est possible, je continue à tendre la mains à ces personnes – ces femmes en particulier – que j'ai envie d'apprendre à découvrir, à connaître, à côtoyer. Si elles lisent ces lignes, elles se reconnaîtront. Quelques-unes ont mon numéro de téléphone qu'elles n'utiliseront évidemment jamais. Mais il y en a d'autres, à l'avenir, peut-être, qui dépasseront ce conformisme, ces attitudes qui font que l'on ne se mélange pas avec des gens comme moi, si différents physiquement ou intellectuellement. Je continuerai sur cette voie parce que c'est possible si on dépasse ses limites, ses conventions.

Quant aux autres, je continuerai à publier pour eux. Parce qu'ils ont confiance en moi, parce qu'ils m'offrent leur soutien. Parce qu'ils croient, eux aussi, en mon talent. Ils sont des milliers, ici ou ailleurs, je le sais, je le vois quotidiennement. Donc je ne les abandonnerai pas. Je leur reste fidèle.

Par contre, en ce qui concerne les commentaires de mes détracteurs, j’arrête définitivement de leur répondre. Parce que je m'y use la santé, le moral. Parce que ça vampirise mon temps, mon énergie. Parce que je perds des heures précieuses que je préfère consacrer à mes textes, à mes articles, à la rédaction de mes livres. Parce que leur répondre les incite à aller toujours plus loin ; ils ne savent pas s’arrêter, comme je l'ai démontré plus haut. Toujours devoir se justifier, toujours devoir se répéter, pour des personnes qui n'écoutent pas les arguments que je leur présente ; contre-argumentent, que je dois contre-argumenter, à l'infini.

C'est pénible, frustrant, usant, et inutile. Je ne refuse pas le débat, mais de cette manière, pas avec cet acharnement à vouloir me soumettre à leur vision alors qu'ils auront beau faire, je n'y adhérerai pas. C'est in-constructif. Et ce n'est pas le but de es articles. Ce n'est pas ce que j'attends des commentaires qui les suivent. Qu'on ne soit pas d'accord avec mes thèses, avec mes approches, avec mes conclusions, avec mes convictions, très bien. Mais vouloir se servir de ce que j'écris pour me « convertir », non. Ces gens sont bien le symbole de ce que j'entends par « moutons », « prosélytes », « propagandistes ». Qu'ils sèment leurs idées, leurs croyances, leurs combats, leurs rêves, leurs espoirs, comme je le fais, je ne peux qu'adhérer à cette démarche ; mème si je ne les suis pas dans celle-ci. Mais c'est à eux qu'incombe ce travail. Je n'ai pas à être leur appui, leur relais. Qu'ils écrivent leurs articles, leurs livres, qu'ils développent leurs investigations, leurs ressentis, etc. Si j'ai le désir de creuser ce qu'ils y expliquent, je suis assez grand pour entreprendre cela moi-même. Sinon? Qu'ils me laissent en paix.

Donc, désormais, pour cela, je ne manifesterai plus mes « contre-opinions » de mes contradicteurs en répondant à leurs commentaires. Pour le reste, une fois encore, j'ai essayé d'en faire le tour dans ce qui a précédé. J'ai dû omettre certains détails ou arguments. Je ne doute pas que mes contradicteurs n'hésiteront pas à les souligner. Grand bien leur fasse, je ne leur ferai pas l'honneur de leur répondre. Ils n'en valent pas la peine. Car, pour conclure définitivement, cela montre leur petitesse, leur bêtise, leur manque d'envergure et de réflexion. Et j'ai d'autres chats à fouetter que de me prêter à leurs admonestations médiocres qui reflète leur soumission et leur besoin de soumettre…

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